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CHAPITRE IV. — DES SYNDICATS PROFESSIONNELS

Les tondaiices actuelles du syndicalisme i ; lais Dei)uiL lors, rorienUiliaii du trade-uiiionisinc vers le socialisme intégral sest acceuUiée, et ies votes des Congrès de Biriningliani (1916), et Glasgow (1919) en faveur de la nalionaiisation des clie mius de fer, des mines, etc., et de la parlicipaliou du persoinicl ouvrier à la gestion des |usines, en attendant la socialisation générale, sont tout là fait caractéristique des nouvelles tendances du syndicalisme anglais (1).

A noter cei)endant que les extrémistes y sont encore en minorité, et que la Conférence du Labour Part y, tenue en juin 1920 à ScarlK)ix)ugh, sest inetlcmcnt ^.prononcée contre la dictature du prolétariat, et l'adhésion à la troisième Internationale communiste de Moscou. Aussi, et malgré les divergences doctrinales i)rofon(lcs qui les séparent, le patronat anglais s'est-il nettement rapproché du trade-unionismc dei>uis quelques années (2). Il a même consenti récemment (mars 1919) sur l'initiative de M. Lloyd George, président du Conseil, ^ prendre part à une vaste conférence Industrielle nationale, groupacil SOO délégués de toutes les grandes fédérations patronales et ouvrières, pour l'élude des graves problèmes sociaux posés devant 1 Opinion brilaniii{jue tels (pie la nationalisation des mines. Si cette confiance mutuelle ]):)uvait se maintenir, la puissance du Trade-unionisme, déjà considérable, en recevrait encore un surcroît de force et d'autorité. '

463. — B. Colonies anglaises et dominions. — Australasie ('^). — Si le mouvement unioniste ne présente dans la plupart des exemples aucune i)arlicularité intéressante, il en est différemment en Australasie (Commoiiwcalfh australien et Nouvelle-Zélande) où, depuis biqntôt trente ans, le parti ouvrier est parvenu à dominer les lX)Uvoirs politiques. — Un journal d'Auckland, cité par André Sieg

Le \sociaIisme, le trade-unionisme et le parti ouvrier {Rev. socialiste, nov. 11)07); Pic, Les audaces de la démocratie socia'e anglaise (Çuest. pidt., 1909.345); Bourdeau, Rev. du mouvem. socialiste {Reu. polit, et parl.j mai 1911).

(1) Sisley, op. cit.; Delemer, Le Congrès des Trade-U nions (Rev. polit, et pari., oct. 11)19). — V. mi^si (iiiyol, Le socialisme et rùvolnti >n de V Angleterre contemporaine, 1913.

(2) Noble et sir Kennett, Andersoii, Les vues sociales du grand palronnt anglais (Rev. polit, et pari.., avril 1920, p. 116).

(3) Métiii, Le socialisme sans doctrines, 1901, et Le mouvement social en Australasie (^Mus. soc, DoC, nov. 1909); — Vigoureux, LévoliiHon sociale en Australie, 1902; Pierre Leroy-Kcaulieu, Nouvelles sociétés anglosaxonnes, 1905; A. Siegfried, La démocratie en ^Nouvelle-Zélande, lOUI; Biard d'Aunet, L'aurore australe. — Conf. Fairrield, Stade socialism in tlie Antipodes, anal, par P.arfalovich (Econ. franc., 28 fév. 1891, p. 263 et s. ; Les lois ouvrières au^lralicnncs (Mus. soc.., mal 10;)G, p. 213); Tom Mnr.n. Le syndicalisme en Australie (Moiiu. social. ^ mars 1910),

fried, en faisait naguère la remarque : « Les Irad and labour coiinci!.^ fédérations locales des Unions ouvrières) font et dirigent la itilislation plus que tout autre corps constitué de la colonie... Depuis quelques années, ,'ce sont eux qui ont fait nos lois... et ce sont eux qui par les ministres dirigent la colonie ». Et de lait, c'est sous l'influence non dissimulée des Unions ouvrières qu'ont été volées, soit en Australie, soit en Nouvelle-Zélande, toutes les lois puvrières récentes le plus nettement empreintes de socialisme d'Etat: lois sur le minimum de salaire, sur l'arbitrage obligatoire, sur la réglementation du travail dans les fa- J lirpies et magasins ; c'est la pression de ces mêmes Unions qui a déterminé l'adoption, dans presque tous les métiers, avec ou sans le concours de la loi, de la journée de Oiuit heures.

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