MÉDICINALES
établir m doace domination snr non» ; avec elle arrivent l'abondance et les plaisirs; elle fertilise nos champs; c'est elle qui fond les glaces dont ils sont recouverts et qui fait sortir de terre les moissons; ses étendards de fleurs flottent jusque Tors les pôles. Mais le partage de Tempire sur les sones tempérées ne se fait pas sans efforts ; le froid et le chaud semblent se livrer des combats dont les succès sont douteux et variés. Ne voyons-nous pas au printemps, à des ^K>ques oh les droits de la chaleur, dans nos latitudes, paraissent bien établis , le froid revenir tout h coup et at* trister momentanément toute la nature? Déjà la végétation avait pris une grande activité , nos vei^rs nous offraient Tespoir d'une abondante récolte; un froid tardif vient tout détruire. De même, en automne, lorsque la chaleur parait avoir cédé à la puissance du froid et que nos champs ont pris les tristes couleurs de sa domination , nous éprouvons souvent une suite de belles journées qui nous rappellent les charmes du printemps ; les bosquets reverdissent , ils M couvrent de fleurs printanlères : mais , trompeuse espé» rancel le froid ressaisit son sceptre, et tout plie sous sa loi. C'est encore du calorique et de la lumière que procède la puissance des climats , que dépendent les dissemblances que nous remarquons dans les productions de chaque latitude. Racé entre les tropiques , le soleil verse sur ces contrées des torrents de fluide lumineux et de fluide calorifique. Ses rayons s'affaiblissent à mesure que Ton s'éloigne de ces points , et les principes qu'ils apportent deviennent plus rares : en même temps on commence k sentir l'empire du froid, qui toujours , dans la nature, se produit à mesure que celui de la chaleur cesse ; qui toujours se
aO DBS SUBâTAMCES
monire d'autant plus fort que cdlui*ci deyient pbis faible. La manière dont ces donditions diirerses se présentent pour chaque latitude nous explique pourqu^ ehacone d'elles est recouverte de plantes différenteSé Celles des régions équinoxiales ment au milieu d'un océan de Idoûère; leurs organes sont constamment pénétrés d'une grande abooodance de calorique. Non -^seulement elles ne trouveraient par ces influences dans nos contrées^ inais elles épronveraient les attentes d'une autre cause» à laquelle leurdélkatesse» leur organisation ne résiste pas; c'est l'actiott du froid» qui» même dans la saison la plus &voral>le à la ¥égétati«xn^ Tient louveot suspendre brusquement le cours de la sève et arrêter lés mourelnents des organes du corps végétant A l'étude qui nous occupe ici se lie la question de h préférence que l'on doit donner aux productions exotiques sur les indigènes. N'accordons pas trop à ce penchant qui nous porte )i exalter les qualités des choses qui noue viennent de loin » à placer les médicaments composés avec dei substances exotiques toujours au-dessus de ceux qui »nl formés avec les plantes qui croissent spontanémetalt dans nos bois» dans nos prairies. D'un autre côté, n'oublions pas le désavantage de notre position* lopographiqae^ et reconnaissons qu'une feule de productions végétales ^ quand les froids de nos contrées leur permettraient à^j vivre, ne pourraient y acquérir les qualités qua Jeur^ena» te ciel des régions méridionales. Une grande intensité ûm calorique et de himière est une condition nécessaire poiur que les plantes produisent de l'huile volatile » du canq^iffe^ 4e la résine » du bamne» etc. ; aussi la proportion de ces matériaux est^Ue toujours bien plus forte , en prenant dea
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iafividag de la même espèce, dans les plantes da Midi que dans celles du Nerd. Non-seulement ces princ^es si pré* eiau se trouTent en plus grande quantité dans les premiè* res , mais ib y paraissent en même temps plus élaborés ; on reconnaît qu'ik sont plus fins, plus délicats, plus exaltés. TrottforoiisHieus jamais dans nos plantes indigènes un par* Aun que nous osions placer k c6lé de celui de la vanille» de la cannelle» de la muscade» etc. ? Comparées à ces richesses des régions équinexiales » nos plantes ont une saveur et une odeur plus grossières; les principes chimiques qui les forment ne pouvait parvenir k la perfection qui distingue les végétaux des pays dont nous venons de parler.
Quelque louables que soient les tentatives que Ton ne cesse de fake pour remplacer les plantes exotiques par des productions indigènes, nous resterons toujours tributaires des zones ofa le soleil se montre dans toute sa puissance » et où le froid ne pénètre jamais. D*abord un grand nombre dé vé^taux ne peuvent vivre que Ik : c*est seulement Ik aussi que peuvent s^engendrer la plupart des matières ré» smeuses» balsamiques » etc. , dont on se sert en médecine. Les plantes du Bfidi, qm résistent k l'intempérie de nos climats» dégénèrent toujours plus ou moins près de nous|- ^es n'ont ^us (a même taille » le même parti les princi«pes ioBâ éÛe» se co«iposent ne sont plus dans la même pr^portieii ; la médecine n'en peut pas tirer le même parti (pe des individus qui viennent des latitudes où ces espèces croissent spontanément. Ceci est surtout sensible pour les substances dont les ptopriétés médicinales émanent de principes aromatiques ; car celles qui sont seulement huileuses» extractives, etc. » peuvent acquérir dans nos ré-
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