‹ Traité élémentaire de matière médicale (volume 2)Chapitre 16 sur 35 · DB LA FOBCB ACTIVE · texte numérisé non relu

DB LA FOBCB ACTIVE

•iologiqnes que son adminklration suscite ? Ces changements , ce sont les organes qni les exécutent » et Tagenl pharmaceutique n*en est que le provocateur.

La force active des médicaments pourrait-elle se conce^ voir comme nne tendance qoi porte lettrs molécules à se combiner avec les tissus organisés, et les effets de ces médicaments comme nne réaction que la vie détermine dana ces tissus contre cette agression ? Lorsqu'on chimie deux m\

corps qui se conviennent se rencontrent , il y a un effort réciproque pour amener une union : mais en matière médicale » Tun des deux corps est animé, et cette union ne ^ peut plus avoir lieu. Dans le rapprochement d'un médica- (k[ ment et d'une partie vivante, le premier obéit à la forée ^ j qui porte ses principes à pénétrer la matière organique ; ^ mus celle^i se révolte contre cette tentative ; il en résulte jj ^ une série coordonnée de mouvements qui souvent se mani* ^ lestent comme des efforts que font les organes contre Fat- •^ taque de la substance médicinale. Nepourraitron pas figurer ^ un médicament irritant, en contact avec une surface sensible, comme produisant pne foule d'aiguSJons qui blés** sent et torturent cette dernière? Tous les changements organiques qui se manifestent alors annoncent l'intention de délivrer cette surface , d'en expulser l'agent irritant Le resserrement fibrillaire que détermine l'impression d'un tonique ne peut-il pas être regardé comme une retraite qu'opèrent les organes sur eux-mêmes , pour éviter un attouchement qui leur est pénible ? Quand on suit l'action d'une substance stimulante sur le corps vivant , ne croit-on pas voir tous les apparais organiques qui le constituent accélérer par synergie leurs mouvements , comme si par

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cette prédpitation ils voulaieiit ftdr les atteintes de h cause qni les aiguillonne ? etc.

La force agissante qne possède an médicainent n'est point attachée h un être physique qu'il recèlerait ; cette force tire sa nabsance de l'opposition qui emte entre les matériaux chimiques qui constituent ce médicament, et les parties Tirantes sur ^lesquéUes il s'aj^lique. Ce n'est point l'union de sa matière arec les humeurs ou arec les organes» qui donne lieu aux eflEets, aux changements que l'on aperçoit dans le corps aprèsl'emploi de cet agent; seu-. kmoit, parFimpression qu'il fidt sur les tissus organiques, il est la cause déterminante des yariations qui se manifes* tent dans leur état , dans leurs mouTements , dans leurs fonctions.

Si nous ne pouvons dévoiler l'essmce de la force active ^le recèlent les matières médicinales , il est an moins dans l'étude de cette force deux points fort importants quenons devons signaler; c'estl'examendeson caractère etl'étendue de sa puissance. Cette force est une, invariable , elle .n'a qu'une .manièee de se prodinre » de se manifester.. En eaiH tact atvec une partie vivante, un médicament exerce toujouts sur elle le même genre d'impression , il suscite les mêmes effets oi^^aniqnes» Ses propriétés émanent des matériaux qui composent la substance de cet agent , du mu-* queux, de l'extraetif, de la résme» de la matière; balsamique alcaloïde » de l'huile volatile , etc. ; elles ne vaismt que quand ces principes se dénaturent. Si un composé pharmaceutique acquiert une vertu différente de celle qu'il avait , c'est que , par suite d'une fermentation , ou par le jeu d'afiinités étaUies entre les éléments tpii le

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