‹ Traité élémentaire de matière médicale (volume 2)Chapitre 17 sur 35 · DE LA FOBCE ACTIVE · texte numérisé non relu

DE LA FOBCE ACTIVE

canstitaent» il a cessé d'être ce qu'il était, il est deYsntiiin autre corps. Née de la composition matérielle du médicament » sa faculté agissante est fixe comme elle. C'est toujours une jaction de la même nature » que la digitale , que la noix vomique , que le sulfate d'alumine » qu'un oxide de btt exercent sur les tissus arec lesquek on les met en contact ; et s'il survient tant de variations dans les effets que ces médicaments font naître» c'est dans l'état actuel des oi^anes sur lesquels ils agissent qu'il laut &ï chercher l'ei^lication.

Il est un autre point également digne d'intérêt dans l'étude de la force active des médicaments; c'est l'examen de son 'énergie 9 de la vivacité de son développement, de la profondeur, de la ténacité , de la durée de son impression. Lafacuité d^agir sur nos organes n'est pas ^ale dans toutes les substances médyicinales. Il en est oii elle se Irouve concentrée : dans une petite quantité de matière , il existe une grande puissance. Un grain d'opium , ou deux grains de tartrate d'antimoine et de potasse, suffisent pour déterminer dans le corps vivant un trouble, unerévolutîonconsidérarble. Dans d'autres substances, au coniraire, la force active parait rare et débile : il faut admipistrer un volume considérable de poudre de valériane ou de quinquina, pour qu'elle produise des effets sensibles.

Cette inégalité de puissance se remarque dans des substances médicinales qui sont douées de la même vertu, qui suscitent le même mode de médication. Trois grains de coloquinte suffisent pour provoquer la purgation ; il faudra trois gros de séné et plus pour produire un effet qui soit aussi marqué. Le d^ré de développement de la force

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acthre dans chaqae corps médicamenteux est important à établir, ijoand on s*occape des productions que Ton doit regarder comme des succédanés , comme des moyens qui pearent se substituer les uns aux autres dans Texercice de h médecine. Il ne sui&t pas que les substances médicinales possèdent mie actirité de la même nature , ni qu*eUes fassent sur les oi^anes le même genre d'impression, il faut encore calculer la mesure, l'étendue de cette activité dans ces diTorses productions, et déterminer le yolume ou la dote que l'on doit employer de chacune d'elles , pour obtenir un mouvement également fort, une mutation organique d'une intensité comparable , pour rendre la médication que l'on provoque capable de remplir les mêmes in£eatioDs thérapeutiques. Ainsi le quinquina et la petite centaurée possèdent une propriété ionique ; mais il faudra uneonce de la dernière pour représenter un gros de l'écoroe pénnienne : or , veui^n avec ces substances produire des «Sets comparatife , on doit regarder ces Àeux masses si dSsprc^rtionnées pour leur volume comme couvrant une pr^riété thérapeutique dont la force est égale. Siune demi- «Me de quiiHpiina en poudre est nécessaire pour suspendre l'accès d'une fièvre intermittente, quelle dose énorme de petite centaurée ne iaudra-t-il pas employer I

âo DR l'action de» médicaments

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