UB LE COUPS TITANT
les ettrémités artérielles ; mais en même temps 3 roit qu'il suflira de saigner ce malade, de désemplir son système sanguin, pour rétablir chez lui Faction absorbante. Toutes ces remarques intéressent le thérapeutiste dans les cas très-firéquents où les ayantages qu'il attend d'un médicament dépendent de rintromissI<m de ses principes dans le corps malade*
Nous devons ici rappeler le phénomène de l'endosmose et de l'exosmose. Ces courants en sens opposés établis dans des liqueurs de nature différente, séparés par des membranes, par des tissus organisés, prouvent avec quelle facilité doivent pénétrer dans l'économie animale les corps que l'on met en contact avec *les surfaces tégumentaires.
De Pactian 4ju*exercmt les médicaments par le jeu des
sympathies.
Les médicaments ne tirent pas de l'absorption de leurs principes toute la puissance qu'ils exercent sur le corps; il est des effets qui procèdent d'une autre cause. Tout à Theure c'étaient les artères qui répandaient partout les molécules médicamenteuses , qui par là soumettaient toutes les parties vivantes à l'action de ces dernières. Les nerfs . paraissent remplir parfois le même office , et porter aux organes les plus éloignés l'influence des agents pharmaceutiques.
Ce mode de communication , pour être secret et inconnu dans son mécanisme , n'en est pas moins bien constaté. On a vu des médicaments susciteiv peu après leur
jS DE l'aCTIOK DBS MÉDIGAMBKTS
arrivée dans restomac, nu troobfe général, des phénomènes importants ; tons les organes 6end»lai€H(it ressentir leur pouvoir^ toutes les fonctions de la vie prenaient un autre mode d'exercice, dépendant le Tomissement rainenaît au dehors la substance avalée» et elle n*avail rien perdu de son poids ni de son* Tolumie.
Les effets organicjues qui émanent d'une oftuse synApathique sent dignes de Tattention du pharmacologiste. Une impression est exercée sur un point du corps , bientôt elle se répètesûF ton» les autres; elle semble devenir» d'une manière «oudaine , coïuintme à divers appitretts orgniques. Ces derniers n'ont eu aucune relation directe avec leniédicament» cependant il» éprouvent une modificartion dans leur vitalité actuelle; leurs mouvements prennent une mesuré différente; l'exercice de leurs fonctions se fait suivant un autre rhythme. A en juger par les variations qui surviennent dans l'état de ces appareils on croirait que la substance médicinale agit directement sur leur tissu.
Les médicaments <ini étendent le/at piiissance p«^ le moyen des ^communications sympathiques , font toujoor^ une impresâoB plus ou mràos remarquable sur le lieii où on les applique. Vous faites prendre une cuUlerée d'une potion qui contient de l'opium ; cette substance change d'abord le mode de vitalité de l'organe gastrique ; donne aux ner& de ce viscère une nouveUé disposition qui se communique aussitôt à l'encéphale» & la moelle éjûnièré et à tout le système des ner& ganglionaires. C'est alors^ que vous voyoE cesser les aoeidenls' spasmodiques qui av^aâent leur siège dans des organes éloignés. Lés agefafs médickiaux attaquent la surface qui les reçtfit; et c'est -
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cette df/reiuiou qui parait praroqoer le jeu des tympathies ; c*eil de ce 'lieu q«e pari la pnissanoe médicinale , pour se prapjager aux antres parties de réconemie animale. Ainsi , lonqœ ï<m administre le kermès minéral, Tipécaenaidia , FoKjBiel adMitife» etc. , pour obtenir un effet eiqieeto^ rant, ces anbatances stimulent d^abord Feslomac, puis, par on ressort sympatlMqne»lear action excitante se transmet anx organes pulmonaires, anxqoeb elle redonne de l'énei^, dont elle réveille la force expulsÎTe. L'oIhservatioB^cIsaiqne nous montre qu'une cuillerée d'une po« tÎMK oh se trouvent les matières médicinales dont nous venons de parler esta pwie arrivée dans Testomac , que la tonx prend mi aptre caractère, que Texpectoration devieni pbis libre*
Dans certain^ niédîfWnents > la puissance médicinale sevdJe sor^ d'une, dpqbfe source ; ces agents suscitent d'abord un erdre^'eflEsts o^aniqnes , qui procèdent évidemment dp pissfoci^lipns s^patbiques, puis on vois U9âtfe nneanlw sénQ de.phénomènés qui sont une anito bien claii;^ jdç| TiJtisi^tioii de leurs molécules. AuasitAt» ajHTès^ Tonpl^ de V^ifçml» le» ^foraea vitales augmentenii dans tout le sjçstiMie. animal; eeUe confiartation înstanr tanéeest un prodpit 4^ rei;43ilpMlioa qui , de la cavité gas-r trique, a gagné to|it TappareU cérébro^pmal» a comme retenti-è^ .fois, dans ionl^s les paitiesi, par rintermédiaire' de» norfr; puis^j^his tard, sormanifestent d'autares effets qui' tiennent il ral(s<^|ipn des motécules alcooliques , à leur > impressiim sur 1^ tissus vivants^
C-estJboii^ofu^ 4ms» r^MpBi^ de rioiiervatkm ^^qsif IW doit cbcrcber le sc^çretde la transmission de la puissance
8o DB l'action des uédicavents
médicinale par la voie des sympathies. Toutes les impres-' sions nouvelles ou insolites qui s'exercent sur les organes , y trouvent des filets nerveux qui communiquent avec l'encéphale^ avec la moelle épinière^ avec les plexus ner-^ veux du grand sympathique : les liens nombreux et sûrs qui unissent ces trois centres.de l'appareil de l'innervation transmettent facilement , promptement, ces impressions d'une partie du corps à toutes les autres. Ces liens font bien concevoir la propagation sjrmpathique de la vertu des médicaments. On voit par quel mécanisme une action médi-^ cinale, qui semble bornée à un seul point» se répand» par ces routes secrètes, dans l'économie tout entière.
Lorsque les avantages que l'on attend du médicament auquel on a recours émanent de provocations sympathiques» il devient important^ i** de considérer l'étendue de l'impression que cet agent fait sur le lieu du corps qui le reçoit; 2"* d'étudier les relations que ce lieu entretient avec ks principaux appareils organiques. Toutes les surfaces sur lesquelles on applique des médicaments ne sont pas également habiles à mettre en jeu les sympathies ; elles n*ont pas toutes des moyens également sûrs pour porter aux autres parties les impressions qu'elles ressentent. On doit surtout examiner la déposition actuelle de celle que l'on choisit. Lorsque la sensibilité de la surface.gastrique est affaiblie ou engourdie» les effets sympathiques des agents médicinaux paraissent moins marqués » et naissent avec plus de peine. Cette surface est- elle plus sensible » irritée» les effets sympathiques des médicaments se montrent plus prompts et offrent beaucoup plus d'intensité. Si l'on suit les effets physiologiques que provoquent le
SUE LE CQB9» TUANT« Si
cait^kpOt r«liiica, la digitale pourprée, ete.» on voit qa*im tâen» on qpart, da la dosa ordinaire caïue, auititôt après son ii^as|ion , des vertiges » des ëblouissement^ , de fagitatioa , de Tanxiété , etc. » lorsque la substance médicinale anÎTe sur une surface qui est dans un état de phk^ose. Au contraire, les poisons n'agissent plus dès que Teslonuc est frappé de stupeur. On a pu donner impuné* ment de fortes doses d'extrait de noix vomique à des animaux auxquels on avait fait la ligature ou la section des aerfii pneumo^striques. M. Dupuy a fait descendre dans Festomac d*un cheval dopt les ner& de la huitième paire avaient été coupés • deux onces de noix vomique rfipée et mise en bols ; cette substance n'a produit aucun effet. La même quantité donnée à un autre cheval qui n'avait pas subi cette opération, l'a fait périr en peu. d'heures, qprès trois accès terribles qui avaient été précédés de convulsions vicdentes et de raideur tétanique.
Des médecins voudraient n'admettre que la voie des syn^pathies pour la transmission 4^ la vertu des médicao^ent^ , de ta partie du corps sur laquelle on les applique, à toutes les autres. Selon eux,^ les médicaments que l'on adipinistre à l'intérieur, par exemple , agissent sur la surface gaatrique, etc'e^t cette impression qui, propagée au cerveau d'abord , et par la moyen ^ nerfs à tout le sys-* tlune ammal, devient la c<^use de tous les effets physiologîqpes, aiiisi que d«^s produits thérapeutiques qui suivent leur admpiatration. M«is cette hypoth^ peut-eUe être adin^? D'abord, il est constant que les molécules des médicam^ts que nous prenons passent dans le fluide sanguin, U est constant que ces molécules ne sont pomt
89 DE l' ACTION DBS UÉDICAtfENTS
assimilables , qu'elles restent étrangères à la constitution àa sang, en cil*culant avec lui dans tout le corps. Il est de plus prouvé qu'elles conservent Aàhs ce fluide leurs qualités physiques et chimiques, puisqu'elles reparaissent avec ces dernières dans les humeurs sécrétées ou exhalées. Or, coofiment concevoir que ces molécules pénétreraient avec le sang dans les tissus organiques, qu'elles se trouveraient en contact avec toutes les fibres , et qu'elles resteraient dans l'inertie? N'est-il pas évident que les particules médicamenteuses agissent sur les appareils organiques au moment où elles y arrivent , et que ce sont ces agressions répétées sur tons les points dé l'écoDromié animale , multipliées en quelque sorte par le nombre dès fibres qu'eHes attaquetft â la fois , qui causent les variations que l'on observe dans l'exercice des fonctions de là vie après l'usage des agents médicinaux? Ces derniers ne produisent-ils pas les mêmes effets généraux , soit qu'on les porte, dans Testomac ou qu'on les injecte dans les veines ? N'obtient-on pas souvent un résultat physiologique semblable, en les appliquant sur la peau, sur la surface interne des gros intestins, ou dans l'estomac?
Si les médicaments n'agissaient sûr le corps v^ant que par des provocations sympathiques , ceux qui susciteraient les effets lès plus apparents, les plus remat'quables, seraient toujours ceux dont les impressions paraîtraient les plus profondes, lès plus marquées sur les tbsus qui les recevraient. Or l'observation prouve le contrah^e. L'extrait alcoolique de noix vomiqfne stimule doucement la surface gastrique, et ses effets sur le cerveau, sur la moelle épinière , sur les muscles du tronc et des membres , sont