‹ Traité élémentaire de matière médicale (volume 2)Chapitre 26 sur 35 · DE LA CLASSIFICATION D£S SUJETS DE LA PHARMACOLOGIE · texte numérisé non relu

DE LA CLASSIFICATION D£S SUJETS DE LA PHARMACOLOGIE

TooB ceux qui se êoni occnpéB de la matière médicale

oBl teolowBiestiiyé da ranger dans on cadre mélhediqQe^

les Qombneox MBÎeU 4mA s^occupe cette science; cImms]»)!

d'eux a dminé «n syalèiM particulier de distribi|ti<M&. Nêf&ë

ne cempacDena pa» dus ce nomlire les aii^|lears i}oveiil

sain Tordra a^hsMfcqae ; car. ce soni lès noms qu'ils ont

dispesés. d*une nuuiière méthodique dans leurs 4»avr«ges/

et BaUenent les cbosesi. Les savants qui - s'atlachèMiifa

plntêft aux. pcedoctiona' végétales » animales et minérale»

donlon se asrt penr composer les médicaments» qu'à cm

derniers eusHnémest ont cru pouvoir adoptieir les* mode»'

de divbioB usités dans rhisteîre naturelle. Ils se soiit ekn-

parés des systèmes et des méthodes botaniques, aooio-

giqœs et minéralogiques. Mais Fesprit dans lequel ô|ill

été conçus cea anrangemeats de tous les cerpsde janutuae

est étranger àla ddwtrîne pharmacoiogiqtte. Nous ne peui^

vons profiter» en matière médicale» des avantages que.oni

systèmes et ces méthodes procurent» quand on veut étu**

dier tons les ob|ets de la création, i* On concevra iaci*

lenent combien le naturaliste doit estimer un mode de

distribution à l'aide duqoei sont rapprochés les êtres qui

•e eonviemient par leur organisation , par leurs facultés,

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par leurs caractères; 2"* on reconnatlrade même quel auxiliaire la mémoire trouTC pour rétenir les noms imposés à ces êtres dans une combinaison méthodique, systématique, où chacun d'eux a ua place fue, invariable : la place qu'ils occupent et les noms qu'ils portent deviennent des idées associées qui se réveiUent Tune par Tautre :

les distributions employées en histoire naturelle sont des sortes de mnémoniques dont chacun apprécie Tutilité: 3" epfia on sait qœ l'élève , avec cm systèmes et ces méthodes que j'appellerais presque des instromeDU' mêlap%jsii)«es:» peui arriver de lai-méaie à savoir le 'nom de t^ièlés tes productions qu'il jwncontre. Ce qu'il y a Je sin- {pplier, c'est ^ ne ce sont ces productioiu ellesHOiéines qui le cendiiisent à l'endroit où. leur nom se iMime inscrit. Ce proicédé a quelque chose de magique, et -mérite assunéoieiit. d'être .remarqué. Ce sont là les «ondîlions que l'on désire tobtenhr en histoire naturelle des 4îstrifa«tions méithoc^ues oa systématiques , et ces eoddilions restent sajka. application dans la science pharmacbli^que.

Des. auteurs .ont pris dans la cUone leors moyens de claisMiication* Ils ont réuni les objets qui avaient de r«nalogio' psjr Ijcurcooipositîon intime» et qui fonnaÎMaient à l'anal^iOtlefc Aiôn^ principes. D'autres ont<conMdtéies qualitési; sensibles des substances médicinales^ et les ont^distivguées en amères» en aromatiques » en insipides, en fétides, etc. Nous trouvons dans les ouvrages de pharmacie les composés médicamenteux disposas dans on ordre pl>is.de leurs formes pharmaceutiques : en examine sucoe^ivement les poudres, les pilules, les infusions, les décoctions , les sirops , etc. Tous ces modes de distribution

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oOrenI des avantages particuliers, et mériteot tour è tour la préférence, selon que celui qui s'en sert a le dessein de s'occuper des productions naturelles qpi sont susceptibles ie defenir des médicaments, on de traiter des compositions que Tart plnnnaceutique forme avec elles» Mais si Ton Tout étudier les effets immédiats que ces agents sus^ citent dans l'économie animale, ou déterminer les avantages que la thérapeutique sait tirer de leur opération, ces distributions ne peuvent plus conduire au but qu'on se propose.

U est évident que les médicaments doivent fournir euxmêmes les caractères qui servent k les éloigner ou k les rapprocher. Or quek caractères peuvent être pour nous préférables aux eflEets vrais, aux effets légitimes qui suivent leur administration ? C'est l'impression qu'un médicament porte sur les tissus vivants, ce sooX lès phénomènes -qu'il fait naître dams le jeu,, dans l'action des appareils organiques, qui doivent I|û assigner une place dans une dbtribution méthodique. Une classification qui , en présentant au lecteur la masse des sujets de là pharmacologie, lui dévoilera la oature de la propriété agissante de chacun d'enx, lui SKmtrera les effets que chaque agent va produire, ce qui indique en même temps le parti que l'art de guérir peut en retirer, réunira sans doute des conditions aussi favorables qne la pharmacologie peut les attendre de ces sortes de méthodes.

U est bon de se rappeler ici que les médicaments possèdent la propriété d'agir sur nos organes, que cette propriété est toujours identique, que son exercice donne lieu à des effets constants. II est bon de se rapf>eler ensuite que

s3o t)B LA CLAiSIFICATiON

les effeU curatifs de ce3 médicaments ne sont qu'mi prodoit conditionnel» incertain, qui ne suit pas d*nne manière obligée leur action sur le corps malade ; alors on reconnaît que ces deux bases n'ofireiût pas une égale solidité, lorsqu'il s*agit d^élever sur elles un système de classification. Par l'espèce d*iiiq>res8ion qit*un agent médicinal exerce sur les tissus yiyants, par la nature des phénomènes organiques qu'il détermine» il conservera toujours la place qu'il aura prise dans un cadre pharmacologiqoe, il y sera retenu par un caractère fixe et, stable; mab si TOUS admettez les vertus curâtives comme éléments de yos combinaisons» votre travail se complique et n'a plus d'unité. Un médicament se montre utile dans plusieurs genres de maladies, il fait valoir des succès qui lui donnent des droits égaux pour entrer dans plusieurs classes : celle qui lui appartient semble indéterminée, et on le voit successivement reparaître parmi les béchiques, parmi les fébrifages, parmi les antispasmodiques, etc. De plus, cet agent ne justifiera pas toujours l'attente du praUcien qui s'en servira ; dans beaucoup d'occasions, la vertu dont on le supposait dépositaire uO se montrera pas ; alors il paraîtra avoir usurpé la place qu'il occupe dans la distribution pharmacologiqne. Combien de substances béchiques restent inefiicaces contre la toux I combien d'accidents nerveux résistent aux antispasmodiques 1 etc.

Les classifications où l'on admet comme le produit d'une force réelle et spéciale les amendements que procurent les médicaments , font naître des inconvénients graves. C'est ici surtout que nous devons signaler le danger de ces dénominations qui présentent comme positive une pro-

D£& SVIBM BB Ll PHAaHAGOLOGlB. sSi

priélé qui n'existe pa», et qui font perdre de me l'impres^ sion. qne le médicament porte aur les tissus malades, les moiirements organiques qu'il a coutume de susciter* Un praticien repousse une substanoe médicinale, parce qu'elle est stimulanle : il reconnaît que l'esercice de sa propriété exaspérerait tous les accidents morbides ; mais il met aussitôt en usage une autre substance qui a une faculté agis^ santé de la même nature, qui produira, tout autant de mal, parce qu'elle se^ présente avec un titre captieux qui séduit son jugement. Ce n'est pbis un excitant qu'il adminbtre, c'est un carminatif, c'est un dépuratif, c'est un fondant, etc. On esqpose avec beaucoup de sagesse les motifs qui fisiit redouter l'action de tel médicammt, et l'on donne, sous un nom différent, une autre préparation qui lui ressemble , qfii provoque les mêmes effeta immédiats. Dans les obserrations cUnîqaes, on rencontre firéquemmeat de ces contradictions ; dles prony^Nit combien il est dangereux d'accorder de l'importance aux expressions, pbarmacologiques qui supposent des. yertus ouratlfes.^ Ob doit établir comme loi dans la science des médicaments , que tout arrangement systématique de ces agents . n'aura lieu qu'en consultait la nature do l'impression qu'ils font sur les tissas vivants; qu'en prenaiit pour guides les changmnents qu'ils produisent dans les divcurs appareils organiques du corps.

Dans la distribution que nous allons proposer, il j aura autant déclasses de médicaments qu'il y a de modes de médication bien déterminés par leur caractère, par leurs attrib«its,par les phénomènes qui leur sont propres. Chaque association de substances naturelles donne le type d'une.

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propiiété médiciBale vue d*une»maaière générale, élevée : our nous ne prétendons pas que cette proprâété soit identique dans ees divers corps médioamentenx. Elle n'a pas le méma degré d'énei^e partout : de plus, cette propriété» dont les: traits principaux sont ressemblants, offre diverses sortes de modifications : ici elle prendra dans son développement une direction spéciale, elle se portera particalièrement sur certains organes; là elle suscitera quelques effets utiles, et le tibérapeittiste recherchera, dans des circonstances déterminées, la production qui les produit; il la préférera à ses congénères. Toujours il suffit , pour justifier ces. rapprochements, que l'action des substances de chaque classe montre un caractère qui leur soit conunun, qu die produise les mêmes mouvements généraux dans l'économie animale; il suffit que ces substances provoquent une médication dont le fond soit semblable. Nous noterons, dans l'examen sépai*é de chaque production naturelle, les particularités qui appartiennent è son opération médicinale, 1^ nuances qui spécialisent cette opération. Dans une dernière division,, nous mettons les agents pharmacologiques dont l'action sur le corps vivant offre un caractère particulier, et qui ne peuvent être placés dans les premières collections; nous les laissons là jusqu'à ce qu'il soit possible d'ajouter de nouvelles divisions à celles que nous proposons.

Que chaque médicament présente une spécialité d'action , et que pour la pratique de la médecine il faille dans une même classe choisir une substance plutôt qu'une autre, c'est ce que tout le monde reconnaît; mais il est en même temps certain que, pour faire une heureuse appli-

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calîaD de cette substmce , il faut eoniHiHre qudfe aeri son opération générale sur le corps malade» il faut aamr ([oelles impressions elle portera sor lems les tissns. H ne suffit pas de penser à F effet sahstake que Ton ireut obtenir de Fadministration dTon agent tliérapentiqae» il fatit anssi ayoir ^ard aux contre-indications» et s'être demandé s'il ne peut rien sortir de nuisible de l'exercice de son pou- Yoirsur les autres points du corps malade.

On remarquera que les substances végétales qui sont dépositaires de la même vertu ont ordinairement une res^ semblance frappante par leur composition chimique. Formées des mêmes matériaux» on trouve assez naturel qu'elles recèlent la même propriété agissante» qu'elles fassent naître les mêmes effets. Ces substances ont aussi des qualités sensibles analogues : n'oublions pas que c'est toujours la même force qui se produit » soit qu'elle agisse sur les organes du goût et de l'odorat» soit qu'elle s'exerce sur les antres tissas vivants : ce qne ressentent les premiers peut donc servir à deviner ce qu'éprouvent les autres.

Chaque classe nécessite ensuite des subdivisions. 11 but donner aux productions qui viendront s'y réunir un arrangement qui favorise l'exposition de leur histoire indiyidneDe. C'est pour ces divisions secondaires que nous au* rons recours aux méthodes de l'histoire naturelle. Nous examinerons les plantes médicinales par familles botani- <ines. Les ^matières qui se rapporteront au règne minéral sont soumises à la marche que suit la chimie. Les substances animales sont si peu nombreuses dans chaque classe que Ton apercevrait à peine le lien qui les unirait. Toutefois» en faisant ainsi concourir ensemble les divers

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moyenË» que Ton peut ei^ployer, lorsque Tou teute de pla- 4361* (ia9fi un cadre méthodique les sujets de la matière médic|de> il me semUe que poua offirirons soit les prodaciiou» qui senrent à composer tes médicaments, soit ces iderniers euxHoaânes » dam Tordre k plus convenable è f étude de U science pb^^rmacologique^

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