XI? AVIS
tuelle des remèdes que l'on dirige contre elle? En un mot, chaque malade qui offrira une pleurésie , une épilepsie, une manie) une paralysie, eto., n'aura-t-ii pas en même t«nps un ensemble d'autres lésions qui lui sera propre, qui spécifiera •a maladie ? DeTrai-je alors m'étonner de ne point trouver le remède qui aura été utile à un malade, efficace pour un autre?
Il y a bien un mode de lésion que Ton peut appeler pleurésie, c'est la phlogose de la plèvre; mais il n'y a plus une pleurésie 9 il n'y a que des pleurésies, si l'on veut désigner tous les cas de maladie dans lesquels la plèvre est prise d'inflanmiation. D'abord^ cette inflammation peut être seulement sur la plèvre pulmonaire ou sur la plèvre diaphragmatique : ce foyer de phlogose peut s'être étendu sur le tissu fibreux dfu péricarpe, avoir envahi une portion du tissu pulmonaire. Ensuite, la pleurésie peut être associée à une gastrite, à une péritonite, à une arachnoîdite, à une hypertrophie du cœur, à une dilatation du ventricule droit, à une dégénérescence de Testomac, à une phthisîe, à bien d'autres lésions d'organes. Toutes les personnes qui ont actuellement une phlogose de la plèvre, peuvent n'offrir que ce point de similitude; ces persomies peuvent différer par tout le reste de leur corps. A quoi me servira-t-îl de savoir que tel médicament a été utile à un de ces malades ? Pourrai-je en conclure qu'il devra rendre les mêmes services aux autres ?
Les annonces pharmacologiques sont bien plus captieuses encore, quand il s'agit de maladies que l'on ne signale que par un accident symptomatique, comme i*épilepsie, la manie^ l'hystérie, la paralysie, etc. Quand je saurai qu'une production naturelle ou qu'un procédé thérapeutique a eu du succès contre une de ces maladies « en tirerai-je quelque profit, si l'on ne me fait connaître en même temps quelles étaient
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les lésion» pathof ènèses que portakot les malades que ce remède a guéris ou soulagés? Il j a épilepsie quaod uq inât?idu éproare, à des époques indétermiDéeS) des attaques de con- Tolskms arec perte "subite de connaissaoce» de sentiment, difficulté de respirer, éeume à b bouche, etc. filais sur les épikpdqnes, on finit toujours par déoouTrir une lésion permanente, dont la nature est très-Tariable ; c'est tantôt un endurcissement , une dégénérescence d*un point de la pulpe médullaire des hémisphères cérébraux , ou une tumeur qui comprime Tencéphale y etc. ; c'est tantôt une dilatation du ventricule gauche du cœur, une dilatation de son ouverture aortique, une hypertrophie de ses parois, etc., etc. De plus, au moment des accès, tous les centres de l'appareil de l'innervation entrent dans une condition morbide. Or, quand on me dira qu'un reoiède a guéri deux, trois épileptiqnes, davantage encore, cet avis pourra-t-il m'éclairer ? ma pratique en sera-t-elle plus sOre, si je n'apprends en même temps quel était le siège, et surtout quelle était la nature de la lésion permanente qui suscitait les lésions paroxystiques? ' Kous dirons la oiême chose des troubles des facultés intellectuelles que Ton réunit sras le titre ooomiun de manies. Aucune de ces maladies ne ressemble exactement à Tautre : l'état de mante peut être occasioné par les lésions les plus dissenri>lflA>les. Tantôt celles-ci sont dans l'encéphale : une cérébrite -partielle, une arachnoidite lente, durable, avec une irritation de la pulpe médullaire des hémisphères cérébraux, arec un certain degré de congestion sanguine dans les vaisseanx •encéphaliques, une dégénérescence de la subst^mce rérébrale, etc., etc. Tantôt la cause organique de la nuoîe est dans l'appareil circulatoire : une dilatation de Touverture aortique du Tentricule gauche du cœur, avec épaissîssement désespérais, entretient les hémisphères cérébraux dans une