‹ Traité élémentaire de mécanique célesteChapitre 100 sur 181 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

88. Comme nous l’avons fait observer, nous sommes conduit à admettre que, à une époque fort éloignée de nous, les corps célestes se trouvaient à l’état liquide.

En faisant abstraction des actions exercées par les corps célestes sur l’un d’entre eux, que nous considérerons en particulier, les particules de ce corps, soumises uniquement à leurs actions mutuelles, ont dû prendre, les unes par rapport aux autres, des mouvements divers que les résistances passives ont successivement modifiés. Dans ces diverses phases, l’axe du moment des quantités de mouvement relatif au centre de gravité est resté constant en grandeur et en direction. Avec le temps et par l'effet des résistances passives, les oscillations des particules liquides ont fini par s’anéantir, et la masse fluide à pris une figure d'équilibre de rotation autour de l'axe du moment des quantités de mouvement.

Il résulte de là que les seules données que nous ayons sur les conditions primitives d’un astre considéré en lui-même consistent dans l'invariabilité de sa masse, de la position de son axe de rotation dans l’espace et du moment des quantités de mouvement par rapport à cet axe.

Soient u le moment des quantités de mouvement;

n la vitesse angulaire de la masse autour de l’axe ci-dessus défini; I le moment d'inertie de cette masse par rapport au même axe.

Nous aurons la relation (1) bo 5e

Nous commencerons par examiner l'hypothèse la plus simple que l’on a été conduit à faire sur la constitution des corps célestes, c’està-dire celle où l’on suppose que la masse est homogène dans toutes ses parties.

$S IT. —- DE LA FIGURE D'ÉQUILIBRE D'UNE MASSE FLUIDE HOMOGÈNE ANIMÉE D'UN MOUVEMENT DE ROTATION.

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