‹ Traité élémentaire de mécanique célesteChapitre 125 sur 181 · À. TÉSIN · texte numérisé non relu

À. TÉSIN

7 «a et sont de révolution, comme on devait le prévoir. Dans cette équation, on devra supposer, en se reportant à la formule (2),

DE LA FIGURE DES MASSES GAZEUSES QUI ENVIRONNENT LES CORPS CÉLESTES. 923 en désignant par & le rapport de la force centrifuge à la pesanteur, sous l’équateur, à l’unité de distance du centre.

Les équations (11) et (ro) nous donnent

R' RRTR R 1 R 2+ak

On voit ainsi que l’aplatissement des couches va en croissant avec la distance au centre.

L’équation (5) de la surface limite devient

LAS et celle de la surface libre, en se reportant aux formules (3) et (16’),

ä ASIN to.

sv

Les deux demi-axes de cette dernière surface sont

L’équation (19) du lieu géométrique des plans tangents à chacun des sommets du grand axe de la surface libre devient

et représente deux plans faisant entre eux un angle de 120°. On voit ainsi que la surface, qui est de révolution, possède dans le plan de l'équateur une arête saillante qui n’est autre chose que l'intersection fermée de la surface libre avec les deux nappes indéfinies.

La section faite par l'axe de rotation du Soleil doit donner un profil analogue à celui de la /g. 16, dans laquelle L et L' représentent les deux nappes de la surface limite, s la surface libre, s, une surface de niveau intérieure, s, une surface de niveau extérieure à s. Si, par suite d’une certaine influence, le fluide atmosphérique enveloppant le Soleil dépasse la surface libre, 1l s’écoulera dans le plan de l’équateur par les ouvertures que présentent dans cette région les surfaces de niveau s>, formera une sorte d’anneau cireulant autour du Soleil, mais indé-

pendant de l’atmosphère; cet effet se produira, par exemple, si le noyau solaire éprouve, en se refroidissant, une contraction, d’où une réduction du moment d'inertie et une augmentation de la vitesse angulaire; car, & allant en augmentant et R en diminuant, la surface se rétrécit, en restant semblable à elle-même, et le fluide qui se trouve au dehors s'échappe ainsi qu'on vient de le dire.

Fig. 16.

La matière qui réfléchit la lumière zodiacale ne peut pas être considérée comme faisant partie de l’atmosphère solaire, car elle affecte la forme d’une lentille très aplatie dont l’arête vive se trouve dans le plan de l'équateur, tandis que, d’après ce que nous avons vu plus haut, le rapport du petit axe au grand axe de l'atmosphère ne peut pas être inférieur à 0,626. D'autre part, les valeurs trouvées pour R, R”’ montrent que cette atmosphère ne peut pas s'étendre jusqu’à l'orbite d’une planète qui cireulerait autour du Soleil dans un temps égal à celui de la rotation de cet astre sur lui-même, c’est-à-dire à 25 : jours; elle est done fort loin d’atteindre les orbes de Mercure et de Vénus, tandis que la lumière zodiacale s'étend beaucoup au delà. Il y a donc tout lieu de croire que le fluide zodiacal circule autour du Soleil suivant les mêmes lois que les planètes et que c’est pour cette cause qu’il n’oppose aucune résistance sensible à leurs mouvements.

123. De l'atmosphère lunaire. — Jusque dans ces derniers temps, l'existence de cette atmosphère était considérée comme rentrant dans

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le domaine des hypothèses; mais MM. Thollon et Trépied, en observant à Souhag (haute Égypte) l’éclipse totale du 17 mai 1882, ont reconnu par l'analyse spectrale qu’il y avait une atmosphère lunaire, malgré son état de raréfaction.

L’attraction de la Terre est la seule force qui peut influer d’une manière sensible sur la forme d'équilibre de l'atmosphère lunaire, et, comme la Lune nous présente toujours la même face, on doit conclure que sa rotation autour d'elle-même est égale à la rotation relative de la Terre autour de son satellite. Nous savons d’ailleurs que la distance a est très sensiblement constante.

Nous devrons donc supposer + — T dans la formule (1) ouy = 1 dans les suivantes. Nous ferons remarquer, en prenant à la lettre les conventions qui précèdent, que l'atmosphère lunaire affectera rigoureusement une forme d'équilibre.

Les équations (3) et(5) des surfaces de niveau et de la surface limite deviennent respectivement, dans le cas actuel,

Te 2 1 7° sin°0 ! 2 cin20 coc2t 5 ! — (à (53) 7 (sin 0 COS?L — 1) + re (1+u) — G; LA Te he ; LL r sind (9 ) — (3sin?0 COS?Ÿ — 1) — à + (1+ pu) nn (#5 La €

Nous rappellerons que les couches atmosphériques sontsensiblement sphériques vers le centre et qu’elles vont en s’aplatissant aux pôles et en s’allongeant vers la Terre à mesure que l’on s'éloigne de ce centre.

En négligeant la petite fraction y devant trois unités, la formule (16') donne, pour la valeur de la constante correspondant à la surface d’équilibre,

et la formule (15), pour son demi-grand axe,

La masse de la Lune rapportée à celle de la Terre étant estimée à

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