CONTUSIONS ET PLAIES CONTLSES
Les corps contondanls, en agissant sur nos tissus, peuvent contusionner Iles parties sous-jacentes à la peau sans déchirer les téguments, ou bien I léser ceux-ci en même temps que les organes qu’ils recouvrent. Ce. sont lia des diflerences qui conduisent à décrire séparément la contusion et les Iplaies contuses; il y a en eflét, entre ces deux lésions, des diû'érences fon- (damentales, tant au point de vue de la symptomatologie que de la théirapeutique.
§ 1. — l>e la contusion.
Un désigne sous le nom de contusions, certaines lésions de nos tissus proiduites par des coups ou des pressions subites, et ne s’accompagnant pas (de solution de continuité aux téguments.
Historique. — Peu de travaux ont été entrepris sur ce sujet, que beau- (coup de livres de chirurgie traitent d’une façon tout à fait superlicielle. iNous citerons seulement, à côté de la thèse si justement estimée de Vel- ] peau, les travaux suivants :
HPki.lf.tan, Mémoire sur les épancliemenls de sang (Clinique chirurgicale, 1810, l. Il, I». 98). — Rieux, De l’ecchymose, de la sugillation, de la contusioneldelameur- Ovsswre (llièse de Paris, 1814, n» 63). — Velpeau, De la contusion dans tous les organes [Ihèse de concours, 1 834). — J.-J. Lai'AUHIE, Considérations cliniques sur la contusion des m mbres (thèse de Paris, 1846, u» 4S). — Mouel-Lavallée, Epanchements traumatiques de sérosité (Archives de médecine, juin 1853).
La puissance si variée des corps contondants produit des elfets bien ( différents, depuis la simple ecchymose jusqu’au broiement complet des I tissus. Pour e.xprimer ces diverses lésions, on est convenu de distinguer I plusieurs degrés dans la contusion, et cette classification est préférable a la désignation de contusion superficielle, profonde, etc.
Dupuylrcn (1) admettait quatre degrés dans la contusion, et l’on peut ' conserver cette division. 1° Le premier degré est caractérisé par la rupture ( de vaisseaux très fins, qui laissent écouler une certaine quantité de sang « entre les éléments organiques; mais la structure des tissus n’est pas altérée.
(I) Leçons de clinique chirurgicale, l. V, p. 2CI.