‹ Traité élémentaire de pathologie externe (volume 2)Chapitre 6 sur 50 · DE LA SUPPURATION · texte numérisé non relu

DE LA SUPPURATION

I de petits infusoires (fig. 5, c,d) qui se rapportent au genre Vibrio, ou des végétaux parasites.

Les globules de pus éprouvent certaines altérations qu’il importe de bien connaître pour ne pas se méprendre sur la nature de ces corpuscules altérés. Ainsi ils peuvent se desséche:’, et leurs parois flétries s’affaissent, comme cela est représenté dans la figure 5, e. D’autres fois les cellules deviennent diflluentes ; leur paroi se dissout et le contenu de la cellule se répand à l’extérieur. Dans d’autres cas, les globules de pus se remplissent de sphères pâles, albuminoïdes (fig. 3, D). Mais l’altération la plus fréquente et la plus facile à constater, est la métamorphose granulo-graisseuse qui remplit la cellule de granulations brillantes qui masquent le noyau et se dissolvent le plus souvent dans l’éther.

On a étudié à l’aide du microscope comment se fait le développei::ent des globules du pus, et cette recherche, a été conduite avec soin par Lebert sur la grenouille. Il a vu, quatre ou cinq heures après avoir produit une plaie sur cet animal, se développer dans le liquide exsudé des glohulins arrondis (fig. 3, A); ce contenu homogène est de 1/500' à 1/èOO' de millimètre. Peu à peu ces glohulins augmentent de volume et s’entourent d’un limbe transparent. Puis, à une époque plus avancée, deux ou trois glohulins s’enveloppent d’une membrane commune, et donnent ainsi lieu à un globule purulent complet. On voit quelquefois aussi un glohulin SC développer et atteindre, à l’état de cellule purulente, de 1/60' à 1/jO' de diamètre, à contours arrondis, à contenu grenu, avec unàtrois noyaux. Les [diénomènes qu’on observe ici chez les grenouilles sont semblables à ce qu’on constate chez l’homme qui suppure.

Quelle que soit son origine, le pus se montre avec les mêmes caractères microscopiques : ainsi le pus virulent du chancre ne difl’ère pas du pus simple du phlegmon. Le microscope permet seulement de distinguer le mélange accidentel de divers autres produits avec le pus : ainsi, dans certains abcès suite de carie, on reconnaît des parcelles d’os et des matières minérales invisibles à l’œil nu.

B. Propriétés chimiques. — L’histoire chimique du pus ne date que des travaux de Giitcrbock. C’est lui qui donna le premier un procédé d’analyse du pus, et ses recherches le conduisirent à admettre dans ce liquide l’existence d’une substance spéciale qu’il désigne sous le nom de pyine. Depuis cette époque, le pus a souvent été analysé par Valentin, Golding Bird, Wood, Bibra et Wright; mais il existe entre ces analyses de grandes divergences, sans qu’aucun fait bien nouveau ait surgi. Becquerel et Kodier ont soumis le ,pus à l’examen chimique, et ils l’ont fait avec l’exactitude qu’ils apportent dans leurs recherches. On lira avec profit le chapitre qu’ils ont consacré à ce sujet (1), et nous y renvoyons le lecteur pour tous les détails ; nous nous bornons ici à en consigner les résultats. Us ont analysé tour à tour du pus d’épanchements séro-puru-

(1) Traila dechiinie pathologique, p. r>57.

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