PSEUDOPI. ASMES ET ENT07.0AIRES DES MUSCLES
Les muscles peuvent s’hypertrophier, devenir le siège de productions nouvelles, homœomorphes ou hétéromorphes, enfin donner asile à des entozoaires, dont une espèce, le Trichina spiralis, a dernièrement appelé l’attention des observateurs.
1° Le tissu musculaire peut a' hyper trop hier dans différentes conditions que le chirurgien doit connaître. Quelquefois cette hypertrophie est congénitale, comme dans la macroglossie, où l’on a constaté, h côté d’altérations remarquables du système lymphatique, une véritable hyperplasie du tissu musculaire. Les fibres circulaires du col de la vessie peuvent aussi éprouver une augmentation de nombre, et amener du côté des voies urinaires des accidents de rétention, comme ceux produits du côté des voies digestives, par l’hypertrophie des fibres circulaires du pylore.
La substance des muscles hypertrophiés est plus rouge et plus résistante qu’à l’état normal. Les fibres primitives des muscles sont aussi plus épaisses, jusqu’à quatre et cinq fois dans les hypertrophies cardiaques.
Il ne faut pas confondre cette sorte d’hypertrophie musculaire avec celle qui résulte d’une nutrition plus abondante par l’exercice des parties. On ne trouve point dans cette dernière hypertrophie d’épaississement des fibres primitives des muscles, mais une simple augmentation dans le nombre des fibres.
2° On voit très rarement des pseitdop/osines développés primitivement dans le tissu musculaire, qui n’est atteint, en général, que par propagation d’une tumeur voisine. Quand un muscle se trouve en rapport avec une tumeur fibreuse, un kyste, un enchondroine.il est peu a peu comprimé.
MALADIES DES MUSCLES ET DES TENDONS
aplati, quelquefois réduit à un feuillet très mince; mais si au lieu d’un de ces pseudoplasmes homœomorphes, il s’agit d’une de ces productions morbides qui, comme l’épithéliome et le cancer, s’infiltrent si facilement dans les tissus sains, on voit le muscle, pénétré peu à peu par les éléments anatomiques du tissu morbide, se confondre avec la tumeur primitive. C’est dans l’épithéliome des lèvres et dans les diverses formes de cancer du sein, qu’on peut le mieux étudier ce mode d’altération des muscles. L’examen micrographique fait voir, sur des fibres très rapprochées les unes des autres, les différentes formes de la lésion, depuis le moment où la fibre musculaire simplement décolorée, exsangue, conserve encore ses stries transversales, jusqu’à l’époque où cette fibre est gorgée des éléments corpusculaires de l’épithéliome et du cancer. Quand il s’agit d’un muscle volumineux, il n’est pas rare de voir des fibres musculaires aussi profondément altérées conserver le parallélisme qu’on aperçoit dans les muscles sains.
Les signes propres aux lésions des muscles sont, dans ce cas, masqués par ceux de la tumeur voisine ; mais une abolition plus ou moins complète de la fonction musculaire est la conséquence immédiate ou éloignée de cette altération des muscles.
3° On trouve aussi, mais assez rarement, dans les muscles, des entozoaires comme le Cysticercus cellulosœ et le Trichina spiralis. Dans ces derniers temps, l’attention des médecins a été surtout appelée sur la présence de ce dernier helminthe. Le Trichina spiralis se voit au milieu des faisceaux du tissu musculaire, renfermé dans un kyste et roulé en spirale. On peut, à un fort grossissement, constater que cet helminthe a de 0mm,8 à 1“”,11 de longueur, et que son corps n’a pas plus de 0mm,008 d’épaisseur à son extrémité antérieure et de 0“m,02 à son extrémité postérieure. On a trouvé les trichines en très grand nombre dans des muscles flétris et sur des cadavres amaigris; elles semblent provenir d’une alimentation avec de la viande déjà infectée de trichines.
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