‹ Traité élémentaire de pathologie externe (volume 3)Chapitre 20 sur 95 · VIL · texte numérisé non relu

VIL

370 MALADIES DES nÉGIONS.

Les symptômes sont ceux de l’hématocèle par infiltration, avec cette seule différence que, sur un point, la fluctuation paraît plus évidente.

Mômes terminaisons : résolution, formation d'un kyste qui peut s’organiser et augmenter de volume (cas de Bowman), inflammation et suppuration avec toutes ses conséquences. Dans le cas de Bowman, le malade mourut de septicémie.

Diagnostic. — L’hématocèle du cordon pourrait être confondue avec une hernie, en raison de l’apparition brusque de la tumeur à la suite d’un effort. Pott rapporte deux exemples de ce genre d’erreur : dans le premier, un chirurgien voulut pratiquer pour une hématocèle une opération de hernie étranglée; dans l’autre, on fit des tentatives de taxis, et on appliqua un bandage herniaire.

C’est avec l’épiplocèle que la confusion serait surtout possible. Mais l’épiplocèle se développe de haut en bas ; le testicule reste toujours isolé ; enfin, jamais l’épiplocèle récente n’a le volume de l’hématocèle ni sa consistance.

L’hématocèle pourrait encore être confondue avec 1 hydrocèle enkystée du cordon ou avec l’hydrocèle diffuse. La première sera facilement reconnue par sa transparence. Quant à l’autre, son diagnostic est le plus souvent rendu facile par les commémoratifs.

Enfin, l’hématocèle du cordon devra être distinguée de celle de la tunique vaginale. Mais dans celle-ci le testicule est confondu dans la tumeur; dans l’hématocèle du cordon, il est libre et situé à la partie inférieure de la tumeur.

Dans certains cas, d’ailleurs, les deux lésions coexistent; et Jamain en rapporte deux exemples empruntés à Malgaigne et à Lelpeau.

Pronostic. — L’hémorrhagie est parfois assez abondante pour mettre en danger les jours du malade (cas de Mollière) et nécessiter la ligature d’un vaisseau. Dans un cas de Pott, où le vaisseau blessé ne put être

découvert, il fallut en venir à la castration. .

La simple contusion du cordon peut être suivie d’atrophie du testicule

ou d’oblitération du canal déférent.

Traitement. — Dans l’hématocèle par infiltration, le repos, la position, les émollients et les résolutifs suffiront le plus souvent pour amener la guérison.

Dans l’hématocèle par épanchement, les mêmes moyens sontencoie applicables, et il n’y a que rarement nécessité de pratiquer une ponction. Parfois, cependant, l’écoulement du sang persistant, il fautrecher-

cher les vaisseaux blessés pour les lier. .fi

Si l’inflammation s’emparait des parties, c’est aux antiphlogistiqueet aux incisions larges qu’il faudrait avoir recouis.

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