CHAPITRE XXIII
Historique et bibliographie. — Les anciens ne possédaient en gynécologie que des notions très incomplètes. Quoique les livres hippocratiques traitent assez longuement des maladies de l’utérus, on ne saurait admettre que le père de la médecine ait eu sur la pathologie de cet organe des connaissances bien exactes. En effet, Hippocrate, Galien, et avec eux toute l’école de Cos, rattachent toutes les maladies utérines à une cause unique : l’inflammation. Paul d’Égine a reproduit, en les exagérant encore, les mêmes idées; Rhazès, Avicenne et l’école arabe ont fait également jouer à la phlegmasie un rôle unique et exagéré; de sorte que pour les médecins de l’antiquité, comme pour ceux du moyen âge, l’inflammation était le dernier mot de la pathologie utérine.