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DES ACCIDENTS HIODUITS PAR LA FOUDRE

on place le malade dans un lit, et l’on attend qu’une transpiration modérée s’établisse. Dans les cas très graves, après avoir agi énergiquement à la surface de la peau, on peut exciter les fonctions respiratoires à l’aide de substances volatiles, ou par l’insufflation pulmonaire, ou par la titillation de l’arrière-gorge. Si l’on voit reparaître la sensibilité, la chaleur, on fera bien d’administrer quelques cordiaux, une boisson diaphorétique; enfin on rétablira dans la chambre du malade une température plus élevée.

A l’aide de ces moyens, sagement mis en usage, on arrivera souvent à rappeler à la vie des malheureux près de la quitter. Mais nous ne saurions aller aussi loin que Richler, et espérer que la vie puisse revenir tant que le sang contenu dans le cœur lui-môme n’est, pas converti en glace.

Nous ne parlerons pas seulement ici des brûlures produites par le feu du ciel, mais aussi de l’ensemble des phénomènes qui résultent de l’action de la foudre sur l’homme.

Historique. — Les travaux sur l’histoire médico- chirurgicale de la foudre sont de date assez récente, et l’on s’est longtemps contenté de décrire 1 état des foudroyés, d’après les récits purement imaginatifs de Pline. Aujourd’hui, on possède un assez grand nombre d’observations recueillies avec soin sur des individus frappés par la foudre , et, grâce à ces faits, on a pu tracer un exposé assez complet des accidents dus à

cette cause. Les principaux travaux qu’on devra consulter sur ce sujet sont les suivants :

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