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DES ACCIDENTS PRODUITS PAR LA FOUDRE

/au uuu individus morts depuis trente par la foudre.

1 / ou pt-imu ue constater que sur ans, 2 seulement avaient succombé

En France, de 1835 à 1852 inclusivement, l’administrali

lion a relevé

:,/|G des lésions traumatiques.

le décès de 1308 personnes tuées roides par la foudre. Cela donne une moyenne annuelle de 72,22; mais ce chiffre ne renferme pas les individus blessés, rendus infirmes, etc. Durant cette période de temps (1835-1852), la mortalité n’a pas été répartie également sur toutes les années; l’an 1835 contenait le maximum des cas, 111, et 1843 le minimum, soit 48. Ces morts par la foudre se rencontrent très inégalement dans les différents départements et aux divers mois de l’année. Ainsi, sur 1308 cas, on en a trouvé 2 dans l’Eure-et-Loir et le Calvados, tandis | qu’il y en a eu 38 pour Saône-et-Loire et 48 pour le Puy-de-Dôme. Poudin, d’après ces données, a figuré une carte de France, dont les teintes régulièrement distribuées indiquent bien le maximum et le minimum des cas de fulguration sur les divers points de la France. C’est au mois d’août que ces accidents ont paru être le plus fréquents.

Les hommes sont plus souvent atteints que les femmes, mais cela paraît i tenir à la nature de leurs travaux. Ainsi, sur 55 décès constatés pour 1853 et 1854, on trouve 40 hommes et 15 femmes.

Lorsque des individus ou des animaux placés à côté l’un de l’autre sont frappés par la foudre, c’est aux deux extrémités de la file que se produisent en général les effets les plus graves. Arago rapporte (1) que la foudre tomba le 22 août 1808, sur une maison du village de Knouan, en Suisse. Cinq enfants lisaient, assis sur un banc, dans une pièce du rezde-chaussée : le premier et le dernier tombèrent roides morts; les trois autres en furent quittes pour une violente commotion.

Anatomie pathologique. — Nous ne sommes plus au temps où l’on n’osait pas toucher au corps d’un foudroyé; le médecin est aujourd’hui comme l’ami d’Ovide, auquel le poète disait :

Ausus es igné Jovis percussum tangere corpus.

( Tristes , lib. III, eleg. 5.)

Mais ces examens cadavériques n’ont pas jeté un grand jour sur la cause de la mort.

Les individus tués par la foudre conservent souvent l’attitude qu’ils avaient au moment où ils ont été frappés. Ainsi on les a trouvés debout ou dans la position de gens prenant leur repas. Boudin ne tient même pas pour invraisemblable le fait d’un individu qui fut tué par la foudre pendant qu’il était à cheval, et qui garda celte position jusqu’à son retour chez lui. Quand des chiens, frappés par la foudre, moururent dans l’église de Châteauneuf-les-Moustiers, ils conservèrent l’attitude qu’ils avaient avant la mort (2).

Les personnes foudroyées sont quelquefois transportées loin du lieu où elles ont été frappées : c’est ainsi qu’un homme foudroyé sous un chêne

(1) OEuvres complètes. Notices scientifiques. Paris, 1834, t. I, p. 288.

(2) Annales de chimie et de physiq., t. XII. p. 334.

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