‹ Traité élémentaire de pathologie externeChapitre 35 sur 50 · DES ACCIDENTS PRODUITS" TAR DA FOUDRE · texte numérisé non relu

DES ACCIDENTS PRODUITS" TAR DA FOUDRE

lut trouvé après l’explosion sur une loufl'e de châtaigniers, à 24 mètres de lu place où la foudre l’avait atteint. Quelquefois ce ne sont que les cheveux, les vêlements des victimes, qui ont été lancés k distance. Ces vêtements ont pu être enlevés si complètement, que des foudroyés ont été trouvés dans un état d’entière nudité. Dans d’autres cas, on ne voit même plus de trace de vêtements après l’accident. Enfin ces vêtements peuvent être complètement ou partiellement épargnés, bien que les parties sous-jacentes soient brûlées.

L’autopsie des foudroyés est quelquefois absolument négative, mais ce n’est pas en général le cas; on y constate le plus souvent des lésions multiples.

C’est une opinion populaire que le cadavre des foudroyés est souvent réduit en poussière, et qu il suffit de le toucher pour le faire tomber en cendres; mais c’est là une erreur que ne peuvent justifier les cas, du reste assez rares, où l’on raconte que l’individu a été plus ou moins brûlé. Le corps des foudroyés ressemble plutôt au cadavre d’un individu congelé, cai il en a quelquefois la dureté. Celte rigidité excessive peut aussi se reproduire sur le cadavre d’animaux tués par l’électricité : c’est ce que démontre une expérience de B. W. Richardson (1). Il tua un gros chien par un fort courant électrique ; en une demi-heure la roideur cadavérique commença et augmenta bientôt à un degré tel, qu’en cinq heures le chien parut comme gelé, durci ou sculpté en bois. J. Hunter a prétendu que les animaux tués par la foudre et l’électricité n’avaient pas leurs muscles contractés; mais cette opinion du grand physiologiste anglais

nest qu’une exception. On a trouvé le sang des foudroyés tantôt fluide, tantôt coagulé.

Les brûlures sont les lésions qu’on observe le plus souvent chez les individus frappés par la foudre. Elles sont superficielles ou profondes et peuvent atteindre jusqu’au quatrième degré. Quelquefois elles se bornent a une coloration brunâtre de la peau, mais le plus souvent d’autres degrés de la brûlure existent. Ces lésions se disposent sous la forme de traînées souvent fort étendues, qui indiquent le trajet suivi par la foudre. Les traînées ne sont pas toujours uniques : ainsi Müller de Oberndorf rapporte que, chez une femme, le trajet de la foudre s’était divisé en <*eux courants a^ la cuisse pour se réunir au genou (2). La direction de ces trajets peut etre déviée par des objets métalliques portés par le maade : ona vu ccs li^es de foudre suivre le trajet d’une chose métallique qui était suspendue au cou; on a même pu constater que le courant avait quelquefois dessiné sur le cou le trajet d’une chaîne Ar.

Le cadavre des toudroyés est très souvent dépouillé de poils partielle ment ou sur tous les points, et, à ce propos, Boudin cite un cas curieux pour montrer 1 influence de la foudre sur des poils de couleur différente

O lhe Cause °f Coagulation o f the Dlood ( Astley Cooper Prize) (2) Schmidt' s Jahresbericht, 1858, vol. C, p. 79.

• London, 1858.'

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Un taureau pie blanc et rouge a été frappé par la foudre; les poils blancs de son dos ont été brûlés seuls et les poils rouges laissés sans le moindre 1 2 3 i dommage (1). Peltschaff rapporte un fait tout à fait semblable.

Les lésions de la foudre vont rarement plus loin que des brûlures. Cependant on a pu constater soit des fractures, soit d’autres mutilations fort graves. Parmi les mutilations observées, mais rarement, il faut noter en première ligne l’arrachement partiel ou total de la langue. On a constaté aussi deux enlèvements du bras, et, dans l’un des cas, une partie de la tête accompagnait le membre supérieur enlevé. Il faut citer encore pai mi les cas rares ceux ou il existait des lésions du crâne, de la membrane du tympan et des yeux. On a quelquefois constaté un trou au crâne chez les individus frappés à la tête. Ce trou, très peu étendu, n’est pas Produit par la chute que peut faire le foudroyé. Dans un cas cité par Heusinguer (2), au-dessous d’une plaie large comme une pièce de six francs, faite aux téguments du crâne, l’os était percé d’un petit trou de deux lignes de diamètre, et de ce trou sortaient trois fissures très fines de six a douze lignes de longueur. Dans d’autres cas très rares, à la vérité, on constate une fracture comminutive des os du crâne.

La membrane du tympan est quelquefois perforée; dans un cas même, elle était arrachée. Puccinotli, Corresi (3), Rülher, ont encore signalé sur le cadavre des foudroyés une proéminence des yeux, un certain état brillant de cet organe , enfin une tache triangulaire livide sur la sclérotique, ayant sa base du côté de la rétine et son sommet tourné vers l’angle de l’œil. Il y a quelquefois dans le poumon ou dans le tissu cellulaire sous-pleural des ecchymoses ; ces épanchements de sang expliquent pourquoi on trouve alors dans la bouche de ces malheureux un mucus sanguinolent.

Un des plus curieux, mais des plus rares effets de la foudre, c’est la formation sur la peau d’images photo-électriques représentant des objets du voisinage. Andres Poey a consacré à l’exposé de ce fait un assez long mémoire qu’on devra consulter avec critique, mais qu’on lira avec intérêt.

11 y a un assez grand nombre de faits qui établissent la réalité de ce phénomène, et leur explication n’a rien d’extraordinaire. Franklin avait déjà, en 1786, raconté à Leroy, membre de l’Académie des sciences (fe Paris, qu’un homme, se tenant sur le pas d’une porte pendant un orage, vit la foudre tomber sur un arbre vis-à-vis de lui, et que, par une espèce de prodige, on trouva ensuite la contre-épreuve de cet arbre sur la poitrine de cet homme. Un autre fait de ce genre, et des plus curieux encore, est celui qui fut constaté sur le brigantin il Bnono-Servo, à l’ancre dans la baie d’Armero (Italie). Un matelot, assis au pied du mât de

(1) A venj extraordinary Effecl of Lightening, etc.,byj. Lambert and W. Green ( Philos . Trans., Abridged, vol. XIV, p. 90).

(2) Pathologie comparée. Cassel, 1853, p. 287.

(3) Giornalc di sciense med. di Torino, décemb. 1840.

DES ACCIDENTS T HDD ITT S l'AR LA FOUDRE.

misaine, fut tué parla foudre. On remarqua sur son dos une trace légère, jaune et [noire, qui partait de son cou et se terminait aux reins, et là se voyait imprimé un fer à cheval parfaitement distinct et de même grandeur que celui cloué sur le mât auprès duquel se trouvait le matelot. L’image d’arbres, de feuilles, de meubles, d’un numéro hk de métal, d’une plaque métallique, a été aussi constatée dans d’autres cas.

Andres Poey propose de rapprocher ces images de la foudre des reproductions photo-électriques que l’on obtient d’un objet en mouvemenl, et il cite à cet égard l’expérience suivante faite par Talbot. On place, dans une chambre obscure, une feuille de papier imprimée sur un disque circulaire qu’on fait tourner rapidement sur son axe; et lorsque ce disque a atteint son maximum de vitesse, on décharge une batterie électrique entre le disque et la chambre obscure, laquelle contient une plaque de glace très sensible. On produit de la sorte une empreinte parfaitement nette de la feuille imprimée, dont le mouvement n’a nullement affaibli les traits des caractères. L’histoire de ces images de la foudre soulève un très grand nombre de questions importantes de physique et de photographie, dont il ne peut être question dans ce livre. Nous avons voulu seulement exposer le fait et laisser entrevoir son explication.

La putréfaction se développe parfois très vite dans le corps des foudroyés, tandis que dans d’autres cas on a manifestement constaté qu’elle était retardée.

Symptomatologie. — Les individus frappés par la foudre perdent connaissance, soit par le résultat de la commotion cérébrale, soit par un sentiment de terreur profonde ; ils sont en même temps paralysés du mouvement et du sentiment. La perte de connaissance peut durer assez longtemps : ainsi, dans un cas cité par Boudin, un foudroyé resta une heure un quart dans une insensibilité complète, et ne revint à lui qu’après avoir été exposé par ses camarades à l’action de la grêle. Quand ces blessés reviennent à la vie, ils n’ont le plus souvent aucune connaissance de ce qui s’est passé sur eux et autour d eux, car la chute de la foudre précède la constatation de l’éclair. Des individus chez lesquels la commotion n’a pas été aussi forte ont aperçu autour d’eux une vive lumière.

La paralysie du mouvement et de la sensibilité persiste aussi plus ou moins longtemps, mais par malheur, indéfiniment dans quelques cas. Les foudioyés qui guérissent gardent pendant quelques semaines ou quelques mois une faiblesse excessive et une grande lourdeur des membres inférieurs; un malade disait qu’il croyait avoir du plomb attaché à scs souliers. Ils ont le tact obtus, ne peuvent guère tenir des objets, et n’ont pas une conscience nette du sol sur lequel ils appuient. On constate encore quelques paralysies spéciales : ce sont des amauroses par commotion, de la surdité nerveuse ou consécutive à une déchirure du tympan, du mutisme et un état cérébral voisin de l’imbécillité.

La paralysie par fulguration est bien plus fréquente aux membres inférieurs qu’aux membres supérieurs. Au lieu d’une paralysie, on

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a noté quelquefois une exaltation de la sensibilité générale ou spéciale.

. < es troubles nerveux s’ajoutent différentes lésions physiquement constatables : ce sonl d’abord les brûlures et los plaies dont nous avons parlé p us haut. Ces accidents n’ont rien de plus spécial que ce que nous aums déjà indiqué; seulement ils sont souvent d’une difficile guérison.

In phénomène observé quelquefois, et dont Eisenmann (1) a rappelé des exemples, c’est la production de divers exanthèmes. On a cité des faits

*Jrllcaire> el dans un cas l’éruption reparaissait après chaque orage. Un œ< eme érysipélateux de l’articulation tibio-tarsiennc gauche, avec brûlure de la joue gauche, est rapporté par le docteur Beuttemüller dans le Wurtemberg rned. correspond. Blatt (2). L’épilation par la foudre a déjà été signalée plus haut sur le cadavre des foudroyés; mais il faut ajouter que, sui le vivant, cette épilation a persisté dans un cas. Le capitaine d’une 1 régate , le Golymin, fut frappé par la foudre au sortir du port de Lorient, ( ans la nuit du 21 au 22 février 1812. Il reçut plusieurs blessures à la tête. « Le lendemain, dit cet officier, quand je voulus me raser, je trouvai que la barbe, au lieu de se couper, s’arrachait par l’action du rasoir, et depuis ce jour elle a totalement disparu. Les cheveux, les cils, les sourcils et les poils du corps tombèrent successivement; depuis lors je suis resté cntièiemcnt épilé. Pendant l’année 1813, les ongles s’en allèrent en écailles, ceux des pieds n’éprouvèrent aucun changement visible (3). »

Les foudroyés perdent quelquefois du sang par le nez, les oreilles, les

}iux mêmes; enfin la foudre a produit des cataractes et provoqué l’avortement.

A côté de ces accidents dus à la foudre, il est bon de noter quelques cas où la foudre paraît avoir agi comme moyen thérapeutique; cependant la plupart de ces faits n’ont pas grande authenticité. Ce sont, dit-on, des paralysies des membres inférieurs, des amauroses, des affections îhumatismales guéries; mais la plupart de ces faits ont été relatés par des gens du monde plus souvent que par des médecins, et sont presque sans valeur. On a prétendu que, dans un cas, la foudre avait contribué à guérir une tumeur du sein (à).

Après avoir signalé isolément les différentes lésions produites par la foudre, nous compléterons ce sujet en rapportant sommairement un des cas de fulguration les plus importants et les plus récents, dans lequel les effets de la foudre ont pu être étudiés sur plus de trois cents individus lrappés à la fois. C’est le cas décrit par Jack et observé à Grosshau.

«Le 11 juillet 1857, trois cents personnes environ étaient rassemblées dans l’église de Grosshau, petit village situé sur une hauteur dépendant

(1) Die vegetaliven Krankheilen, 1853, p. 468.

(2) Analyse dans Schmldt’s Jahresb. , 1842, 3 vol., suppl., p. 267.

(3) Arago, OEuvres complètes, Notices, t. I, p. 377.

(4) liason, An Account of lhe E/fectis of Lighlening in Discussing a Tumour of lhe Breasl (Medical Communie., 1776, p. 82).

DES ACCIDENTS ITtUDUITS TAU LA EOUUKE.

de l’Eifel, à deux lieues environ de Diïren, lorsqu’un orage vinL à tomber sur l’église. La foudre tua six hommes vigoureux, en blessa cent appartenant, aux deux sexes, et renversa les autres assistants. La plupart de ces derniers perdirent connaissance, mais en furent quittes pour la peur; ceux qui gardèrent bien leur présence d’esprit assurent avoir éprouvé, dans les oreilles et dans la poitrine, une sensation analogue à celle que fait percevoir une détonation. Il leur sembla que leurs membres inférieurs venaient d’éprouver un choc violent contre le sol vers lequel ils étaient attirés. L’église était remplie d’une odeur sulfureuse qui avait pénétré dans les vêtements des blessés.

Les individus gravement frappés n’avaient pas gardé le moindre souvenir de ce qui s’était passé; leur réveil était plus ou moins prompt; il s’en trouva même qui ne se rappelaient plus du tout ce qui avait eu lieu une heure avant l’événement.

Le docteur Jack arriva quatre heures après l’accident. Les cadavres des individus foudroyés étaient froids et pâles, mais deux d’entre eux répandaient déjà une odeur de putréfaction. La physionomie de ces foudroyés exprimait le calme ; leurs pupilles étaient très dilatées, leurs yeux sans éclat, les membres roides, inflexibles, et le ventre tympanisé. Sur cinq de ces cadavres, les lésions de la foudre se manifestaient sur le côté droit du corps. A partir de la tête et du cou elles s’étendaient sur la poitrine et le ventre, sous la forme de raies rougeâtres de la largeur d’un pouce à celle d’une main. Quelquefois c’étaient des taches sans interruption, de la grandeur d’une fève, qui faisaient sur la peau des macules et des excoriations plus ou moins profondes. Le sixième malade avait été frappé à l’épaule gauche; de là la foudre descendait comme en sautant vers la cuisse gauche. Beux de ces foudroyés offraient des lésions d’une grande étendue, et le sang coulait par le nez et par la bouche. Tous les cheveux et les poils au voisinage des parties lésées étaient brûlés. Il n’y avait pas commencement de formations vésiculaires. Le lendemain, les raies et les macules s’étaient changées en des racornissements de la peau, d’une couleur brun noirâtre, de la consistance du parchemin ou du cuir. L’autopsie n’a pas été faite.

Une trentaine de blessés gardèrent le lit, en se plaignant d’une sensation de froid, d’un tiraillement très douloureux dans les articulations des mains, des pieds, des coudes, semblable aux secousses électriques, d’une paralysie incomplète de ces parties et d’une forte angoisse précordiale accompagnée d’une chaleur vive' à la région épigastrique. Les mouvements du cœur étaient irréguliers et la respiration difficile. Cette angoisse précordiale et cette douleur épigastrique se firent aussi remarquer chez les individus non frappés par la foudre.

Les lésions étaienL pour la plupart des brûlures au premier degré. Quelques blessés avaient des phlyctènes et des excoriations; on voyait aussi plusieurs degrés de la brûlure sur la même partie ou sur différentes parties du corps. Les lésions graves existaient du côté droit, et surtout à

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la moitié supérieure du corps, où elles présentaient pour la plupart des bandes rouges suivant une direction droite ou tortueuse, pA issanUou ' la pression et occupant la largeur d'un à trois pouces. El es partaient e n généra de la tête et de l'oreille droite, où elles avaient produit de l'épila-

ste,n,im’ 'épigastre, et do là sur le membre , ! ™.L Quelquefois le sternum et l'épine dorsale présentaient à

a fois des stries rosées. Chez un individu, la foudre suivait une clirècüon

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étendue- M les extrémités inférieures seules atteintes d’une manière étendue un seul homme avait les deux pieds brûlés. Mais ce qui était avant tout digne d'être noté, c'était la formation des images les plus singulières quoi! observait sur différents points do la peau. Elles étaient analogues aux ligures produites sur un plateau de résine neulrc à l'aide des deux électricités et d'un mélange de minium et de soufre, et connues en physique sous le nom de figures de Leichtenberg. Elles formaient de petits arbres des fleurs comme celles qu'on voit sur des carreaux de verre couverts de gelée, des faisceaux, des éventails, des étoiles. Ces figures dendritiques palissaient bientôt, et le lendemain avaient perdu la netteté de leurs contours; elles étaient douloureuses, et il se formait plus tard a leur place des vésicules remplies de pus.

Les vêtements de la plupart de ces individus étaient déchirés et mis en lambeaux; les parapluies, lacérés et privés de leurs boutons de métal Diagnostic. - Les circonstances du fait, jointes aux brûlures superficielles, rouges, qui s’étendent suivant une certaine longueur du corps mettront sur la voie du diagnostic. Mais si l’on était appelé par la justice a déclarer à quel genre de mort a succombé un individu frappé, mais

non brûlé par la foudre, on éprouverait des difficultés souvent insurmontables.

La plupart des individus qui n’ont pas été tués par la foudre finissent par guérir complètement. La persistance des accidents est l’exception.

Traitement. Lorsqu’on est appelé auprès d’un individu frappé par la foudre et resté sans connaissance, on doit essayer de ranimer les forces du blessé par des frictions, par des affusions froides, par quelques lavements excitants et par des stimulants administrés par la bouche. Si la respiration manque et si le corps est refroidi, on doit essayer la respiration artificielle, en même temps qu’on exposera le corps à une douce chaleur.

Dès que le foudroyé aura repris scs sens, on s’occupera de panser ses brûlures par les moyens déjà indiqués à l’article Brulure. On a prétendu, mais sans preuves suffisantes, que les brûlures par fulguration se transformaient quelquefois en ulcères difficiles à guérir et qu’on traitait avantageusement par l’électricité; mais cette assertion est loin d’être prouvée.

DES AFFECTIONS CllAllBONNEUSES.

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