‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 101 sur 198 · PROCESSUS OS RÉGÉNÉRATION · texte numérisé non relu

PROCESSUS OS RÉGÉNÉRATION

3t constalé et il est en contradiction avec ce que Ton sait n tenant relativement à la formation des vaisseaux dans abryon (I).

our ce qui est des fibrilles de la substance conjonctive ^r-cellulaire, Aufrecht les fait provenir des cellules, tandis RoUet les rapporte avec Yirchow à une sorte de condenon de cette substance.

a régénération des nerfs présente de remarquables particules qui ont été surtout bien étudiées par MM. Vulpian (2) et iipeaux. Gomil et Ranvier (3).

luand un nerf a été sectionné, il subit, au bout de peu de rs, des modifications profondes dans son bout périphérique: iremier phénomène est, d'après Gornii et Ranvier dont nous imons la description, une tuméfaction des noyaux et du proiasma qui les entoure ; bientôt après la myéline se segmente e cylindre refoulé par le protoplasma est lui-même divisé; noyaux se multiplient en même temps que des cellules iphatiques pénètrent dans l'intérieur des tubes nerveux ; la éline est bientôt réduite en fines granulations; des cellules iphatiques pénètrent également dans le segment central, is en s*arrêtant au premier étranglement. LU bout de douze à dix-huit jours, les deux bouts du nerf diï sont réunis par un tractus cicatriciel ayant Taspect d'un t nerveux sans myéline.

jà régénération commence dans le bout central peu de ips après la section : les cylindres-axes s'hypertrophient, se isent, se multiplient, bourgeonnent et pénètrent dans le traccicatriciel; plus tard les fibres nouvelles ainsi formées s'enrentd'une enveloppe de myéline et d'une gaine de Schveann. iu bout d'un laps de temps plus ou moins long suivant l'édue de la perte de substance, les fibres nouvelles pénètrent is le segment périphérique et s'y prolongent. Vins! donc, d'après Ranvier : <c Les tubes nerveux de noule formation développés dans Tintérieur des tubes dégénérés résultent pas d'une genèse sur place, mais ils proviennent bourgeons de cylindres-axes du segment central qui, pour-

1} RuiTier, Traité (^histologie. 1876.

!, VulpiâD, Phytiologie du $y$tème ntrvetix,

l) Corail et RaoTier, Traité if histologie pathologique. V édition.

suivant leur déyeloppement, atteignent le cordon ctcalridj d*abord,puisle segment dégénéré et s'étendent soit dans rinll rieur des anciens tubes nerveux^ soit entre ces derniers. L'eaTj loppe de myéline et la gaine de Schwann se déTelopperaid seules sur place.

La régénération des os se fait dans des conditions différend suivant qu'il s*agit d'une fraclure simple, d'une fracture is\ plaie ou d*une résection.

Dans le premier cas, il se fait aux dépens du périoste, et moelle et des parties molles qui entourent le point lésé, «xsudation ou néoformation d'éléments cellulaires dont 1' gine n'est pas déterminée; l'exsudation a lieu à la fois ao du point lésé et entre les fragments; au bout de huit oa jours, la partie périphérique se transforme en tissa cartil «eux, puis du dixième au quinzièmejour, d'après RanTier, c mence l'ossification qui se fait suivant le même mode que d les os en voie de formation ; les travées osseuses partent c tamment de Tos ancien; bientôt Texsudat compris entre fragments se transforme en tissu cartilagineux, pals tissu osseux; plus tard le cal périphérique se résorbe pi peu.

Dans le cas de plaie, il se fait d'abord une néoformation tissu embryonnaire qui s'ossifie sans passer par Tétat de c tilage. M. OUier a mis en relief l'importance que joue le rioste dans la régénération du tissu osseux en montrant transporté dans le tissu cellulaire, il peut encore engendrer la substance osseuse. On obtient, en le conservant, la régénè tion de fragments d'os très considérables; cependant le ti de nouvelle formation ne répond pas complètement aa ti physiologique.

' La moelle osseuse peut également concourir à la régéoérv tion de l'os ; Guyon (1) a obtenu, en la transplantant, desc^^ formations osseuses, et Philipeaux, Vulpian (2) et Pejraud >*^| sont arrivés au même résultat.

Les muscles peuvent se régénérer. Le plus souvent les plaie:

(1) Guyon, Joum. (fanât, et de physiol. 18G9.

(2) Philipeaux et Vulpian, Comptes rendu» de la Société de biologie. 1^^

(3) Peyraud, Étude expérim, sur la régén, des tissus cartiL et asif»* {Comptes rendus de VAcad. des sciences. 1869).

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ces organes guérissent par la formation d'un tissu de cicaces ; cependant Markowsky a constaté qu'une section souslanée de ces organes pouvait ne laisser d'autre trace qu'une ;ère dépression, sans néoformation conjonctive ; Dubreuil (i) arrivé aux mômes résultats. Dans les cas de fractures an- DDes des membres, on ne trouve pas dans les muscles de ttrices conjonctives, bien qu'ils aient dû être lésés par les gments.

3a a rapporté également à une régénération le retour des isoles à l'état normal après une maladie qui les a profondé- .'Dt altérés. Zenker (2) considère comme des éléments de régération les cellules fusiformes à striation transversale que D trouve sous le périmysium des muscles à la suite de la rre typhoïde; Markowsky (3) constate la présence des mêmes iments dans des muscles en voie de régénération et les osidère, bien à tort, comme des fibres musculaires résnU Qt de la transformation de globules blancs migrateurs. La apart des auteurs et particulièrement Peremeschko (4), HofT-. ano (5), Aufrecht (6), Rindfleisch (7) et Hayem admettent que régénération se fait par l'intermédiaire des anciennes fibres, ir suite du développement de leurs éléments cellulaires ; les lyaux musculaires se multiplient en effet dans les fibres en ie de régénération.

Ce processus a été bien étudié par M. Hayem (8) : « On trouve abord, dit-il, à l'intérieur des gaines de sarcolemme et nvent à c6té de débris du contenu strié, des cellules cornélément analogues à des éléments embryonnaires. Ce Dt les cellules musculaires qui en se modifiant et en se allipliani ont fourni ces nouveaux éléments. Ces cellules Qbryonnaires, d'abord arrondies et légèrement anguleuses, iviennent bientôt fusiformes. Leur protoplasma qui, au début

{V Dubreuil, Gax, htbdom. 1865.

)i Zenker, Ueberder Verând. de wilkùrl. Muskeln in Typhus abdomin.lS^i,

\V Markowsky, TVtener med, Wocheru. 1848.

\h, Peremeschko, Virehow's Archiv. XXVU.

5 E. Hoffmtnn, Virchow's Archiv. XL.

ihj Aufrecht, Deuttches Archio f, ktin. AÊedic, XXII.

(*; Riodfleiftcb, Traité d'histologie pathologique, trad. par H. F. Gross,

irif, 1S7S.

(8, G. Hayem, article moscvlaiiie (pathologie) du Dictionnaire encyclopé"

que des sciences médicales.

de cette évolution, était finement granuleax, prend des cm* tères spéciaux. Les granulations plus marquées s'alignent en cf.: suivant des plans réciproquement perpendiculaires qui repfc^ sentent en quelque sorte une ébauche de la striation.

«Plus tard ces éléments, auxquels conviendrait le boil > corps myo-plastiques, s'allongent sous la forme de petites bacir irrégulières, terminées à chacune de leurs extrémités par t.pointe mousse et qui contiennent habituellement un ou plusië'> chapelets de noyaux formés par la division du noyau priî^ r

« Il est fréquent de voir autour du noyau du corps myo-piitique ou des noyaux multiples de la bande une petite quaLV^ de protoplasma plus pâle et plus finement granuleux quer de la partie de l'élément où se dessine déjà la striation. A s moment, le sarcoiemme se dissout; les éléments devienne libres; ils ne tardent pas à ressembler plus ou moins nettecDtf aux jeunes fibres musculaires de Tembryon. »

Peut-être les cellules du périmysium prennent-elles jîégalement à la formation des fibres nouvelles.

^Veismann et Neumann ont soutenu récemment que ces Jt ments peuvent se développer aux dépens du protoplasma r> tractile; ils ont montré que, dans le muscle en voie de régéc?» tien, un certain nombre de fibres se divisent à leurs extréx et émettent des sortes de bourgeons qui pénètrent dans l de nouvelle formation. Il n'est pas prouvé, d'après Gusïfi' bauer (1), que ces bourgeons ne représentent pas, au contr des fragments de fibres dégénérées. La régénération par a, plication et transformation des noyaux des fibres muscu.i.^ paraît donc seule bien établie.

On ne possède actuellement aucune donnée certaine sr i régénération des glandes.

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