‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 102 sur 198 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DES HYPERTROPHIES

On dit qu'un organe s'bypertrophie quand il présente u toutes ses parties un accroissement anormal, sans que sts

(I) Gussenbauer, Langenbeck's Arch» f. Chir, XII.

le Ui

^;^, "S doivent être définies des néoplasies per-

'-' j 'itiplication d'un groupe limité (f éfe-

^-^Ix , * '" immanent dans leur activité nu-

^r>',. *^ '%^y ' oplasies inflammatoires, qui

^^. '^<\' .^''V.H ^^rocéder et sont provo-

''-.-'^■'^ '' ./, "^ '^ jMes néoplasies infec-

' 'V;* . --. *' . "^ tendent également à dégé-

'^'^'/v ''-N •. "* *itre considérées comme des

V' ''.•'., '^ \ ,3® les néoplasies parasitaires,

* ' '''14 '\ j cellulaires de Torganisme no sont

, ' / ^ ^ jment et aussi suivant le mode inflam-

^^, ''' .s par rétention, et enfin 5* les hyper-

'.-;, iuent les irritations locales (durillons, ver-

'^ . et condylomes). On nous objectera que nous

. dans notre définition une part d'hypothèse en

que les éléments cellulaires des tumeurs sontprimi-

atteinis dans leur activité nutritive ; mais celte hypo-

.nous parait devoir être acceptée par exclusion, car nous ne

fons pas quelle autre on pourrait formuler alors que ces

oplasmes se développent d'ordinaire indépendamment de

ite provocation apparente aussi bien que de toute modifi-

ion appréciable de la santé générale. Nous verrons bientôt

e, pour Gohnheim, le trouble dans l'activité nutritive des élé-

iQts cellulaires remonte à révolution embryonnaire.

§ 2. — Division.

Plusieurs divisions ont été admises dans l'étude des tu* îurs. Yirchow distingue des tumeurs histioides, organoides^ 'Qloidei et mixtes ; les premières sont formées par les élé* Bnls d'un même tissu ; plusieurs tissus se trouvent réunis ns les secondes ; les tératoïdes rentrent dans la catégorie des ilformations. Ces distinctions méritent d'être conservées sans oir une importance capitale.

Lebert partageait les tumeurs en deux grandes classes, les in<iurs homœomorphes et les tumeurs hétérpmorphes, suivant lelles étaient, on non, formées d'éléments appartenant à la institution normale de l'organisme ; on sait aujourd'hui qu'il y a pas de véritable hétéromorphie ; les éléments des tu-

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384 DES PROCESSUS MORfilDES.

comme rare. On observe cependant parfois rhypertrophiedela mamelle; nous en avons eu récemment sous les yeux un remarquable exemple chez une jeune femme hystérique.

Chez certains sujets il se produit, presque toujours dans h première enfance, une hypertrophie d*une partie du corps; c'est le plus souvent un doigt qui augmente de volume; d'autres foi> c'est tout un membre ou une moitié du corps ; Thypertrophie porte alors sur tous les éléments de la partie atteinte ; les \^' et les parties molles s'accroissent simultanément; on voit^ trè^ exceptionnellement, cet accroissement gigantesque se manifester dans l'adolescence ou à l'âge adulte. Dans certains cas, chez les jeunes sujets, une lésion osseuse, telle qu*une fracture ou une carie, provoque un allongement du membre affecté.

La cause de ces hypertrophies n'est pas déterminée ; dac? les cas où elles ont pour siège une moitié de la face oa ùi corps, on peut invoquer l'influence d'un trouble de l'innenâtion ; la même interprétation peut être appliquée aulc hj-pertrophies des membres, car on les a vues coïncider avec dt* troubles de l'ionervation sensitive, sécrétoire et circulatoirr. tels que des sueurs abondantes, de la salivation, des anesthésie*. des hyperesthésies, et une hyperthermie locale.

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