‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 151 sur 198 · DE LA FIÈVRE · texte numérisé non relu

DE LA FIÈVRE

indu premier stade, tantôt elle présente le matin un tel abaisement que la fièvre peut ôtre qualifiée de rémittente.

Le maximum peut rester le même pendant toute la durée de stle période ; d*autres fois il est graduellement ascendant ou esceodant.

Lorsque la maladie se prolonge, les irrégularités dans la larchede la température s'accentuent davantage : après s*étre )aissée, elle s*élève de nouveau et présente ainsi des oscillations ins cause appréciable ; c*est le stade amphibole ûeV^nudevlich ; se produit surtout dans la fièvre typhoïde; on Tobserve égaleenldans les pneumonies catarrhales, les fièvres éruptives et le lumatisme articulaire.

Les caractères du dernier stade différent suivant que le alade doit guérir ou succomber. Dans le premier cas, la tempéture revient à l'état normal, tantôt brusquement, en quelques 'Ures, comme dans la pneumonie franche, la fièvre initiale de variole, la rougeole etTérysipèle de la face, tantôt lentement, r lysis, comme c'est la règle dans la fièvre typhoïde, où la urbe présente une série d'oscillations descendantes comparais aux oscillations ascendantes du début, mais d'une durée dinairement plus longue ; on peut la voir, quand elle se pro- )ge, aboutir à des chifl'res inférieurs à ceux de l'état physio- ;ique; d'autres fois la chute est lente, mais continue, sans :'ension vespérale; d'autres fois enfin la température devient rmale le matin, et la fièvre n'est plus marquée que par une tension vespérale de plus en plus faible. Dans les cas où la maladie se termine par la mort, il y a lieu de tinguer un stade proagonique et un stade agonique. Dans le de proagonique, tantôt la température s'élève graduellement, itôt elle monte brusquement, tantôt son ascension est précéî d'une rémission plus ou moins considérable ; il n'est pas rare elle s'abaisse pour se relever au moment de la mort. Souvent la ipérature continue à s'élever pendant quelques heures après mort, l'arrêt de la circulation cutanée diminuant les pertes ' la peau en même temps que la cessation des mouvements piratoîres annihile l'évaporation pulmonaire et la déperdition

lui est liée (1).

) Peter, Des températures élevées excessives dans les maladies.

On distingue plusieurs types de fièvre suivant que TasceD^icD thermique estcron/inue, subcontinue ^rémittente oniniermiîteHk: dans le type continu, la rémission du matin est faible et de cou:: durée; plus prononcée dans le type subcontinu, elle atteint pv d*un degré dans la forme rémittente et arrive à la normale du le type intermittent.

On peut voir par les considérations que nous venons d*eipc>y. que la fièvre est un des phénomènes morbides des plus TamL> dans ses allures, et que sa durée, son intensité, sa marcher ses caractères diilèrent dans chacune des maladies où elle ^ produit. Nous n'avons à nous occuper ici que de ses caractère généraux.

L*élévation de la température est à juste titre considérée ic jourd'hui comme le phénomène essentiel de la fièvre; c'est e^ qui la caractérise, qui la constitue; c'est à elle que sont sqI:: donnés les troubles que nous devons actuellement étudK' Vaccélération du pouk a été regardée longtemps comme W meilleur signe de la fièvre et elle en est un des plus constants Onpeutraltribuerà Télévalion de la température, car ellesepr duit presque toujours quand la chaleur de Torganisme est a . mentée. Liebermeister a conclu de ses observations qa'uoeé' vation de 1 degré entraine huit pulsations de plus à la mincv II faut se garder de croire cependant que cette relation soitcc-tante : il peut arriver, en premier lieu, que le pouls reste 1^:1 malgré une élévation considérable de la température; il en H ainsi chaque fois que le pneumo-gastrique se trouve anoraii: ment excité, dans son trajet ou à son origine, directement ou pii voie réQexe comme danslaménin^te. D'autres fois, sousdes^ fluences qu'on ne peut déterminer, l'accélération du pouls rH peu marquée, bien que la chaleur fébrile soit très intense; u^ est souvent ainsi dans la fièvre typhoïde où le pouls peut' battre qu'environ 100 fois quand la température s'élève à iO'; • ne voit qu'exceptionnellement, dans cette maladie, etseulea;^ dans les cas très graves, le nombre des pulsations s^éierer il^' ou 140, tandis que le fait est fréquent dans la pneumonie. '^ peut dire , d'une manière générale, qu'à l'état physiolo: v^ la fréquence du pouls varie en raison inverse de la pre?>i ' intra-vasculaire ; il semble en être souvent de même à 1':^' pathologique; or dans la fièvre, la tension parait pouroir"^

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