‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 164 sur 198 · ARTICLE II. — ACCIDENTS DE LA CONVALESCENCE · texte numérisé non relu

ARTICLE II. — ACCIDENTS DE LA CONVALESCENCE

On a pu voir, par ce qui précède, que le sujet convalescent lune maladie grave est loin de se trouver dans des conditions omiales ; dans tous ses tissus, il s'est produit des troubles de utrition qui les mettent pour ainsi dire en imminence moride ; des influences qui, à l'état normal, ne provoqueraient auun désordre, un léger refroidissement^ un traumatisme, une motion, un écart de régime, sont la cause, chez le convalesent, d'accidents souvent fort graves ; il est donc plus vulné- Me que le sujet sain. Ces accidents peuvent se développer du 6té des différents appareils.

Les troubles que nous avons signalés dans les fonctions Intelctuelles peuvent être plus accentués et constituer de véritales complications. Les malades le plus souvent accusent 'abord de l'insomnie, leurs nuits sont agitées, ils éprouvent n malaise général ; au bout de peu de temps ils ont du délire.

C'est tantôt un délire maniaque, continu ou intermittent, intôt un délire partiel, ordinairement de forme ambitieuse, uelquefois mélancolique, tantôt un état de démence à forme upide ; ces troubles sont le plus souvent passagers, mais ils cuvent persister; après la fièvre typhoïde surtout, l'intelligence eut demeurer pendant longtemps affaiblie et troublée; certains ijets restent atteints de manie ou tombent dans un état de déteuce parfois incurable; on doit cependant considérer la gués»on comme la règle. Cette maladie est celle qui est le plus sou-

vent suivie de désordres intellectuels ; viennent ensoile la uriole, la scarlatine, le rhumatisme articulaire» Férysipèle, l'ét; puerpéral et la pneumonie. Dans la convalescence de la chorér on observe souvent des troubles psychiques, mais il& nous p raissent constituer un des éléments de la maladie plutôt qau: accident de convalescence.

La cause prochaine de ces accidents ne peut être déte^(Din^: avec précision. L'on peut supposer qu'ils sont le plus souTec sous la dépendance des troubles que la maladie a pro?oqué$ dan la nutrition des cellules cérébrales; ils peuvent également être produits parranémie de l'encéphale; Trousseau les rapportait ii rinanition ; on les a vus plusieurs fois disparaître sons riuflaeiKv de Talimentation. Le délire d'inanition est ordinairement caliDr tranquille et doux.

Il se produit assez fréquemment dans la convalescence deso^^ladies aiguôs et , surtout des pyrexies, des troubles dans les f*)^'' lions de la moelle et aussi des nerfs périphériques (1). La niaii* die dans laquelle ils surviennent le plus souvent est la diphl^^ rie ; mais ils ne peuvent y être considérés comme des accidec^ de convalescence ; ils constituent une manifestation tardive ^' la maladie elle-même et sont très probablement liés à la péo^ tration, d'abord dans les nerfs de la région affectée, puis dan^ moelle, des éléments infectieux, autrement dit des microi^ parasitaires.

Cette interprétation est moins vraisemblable pour les par •* sies qui surviennent à la suite de la variole, de la fièvre typboi du choléra, des entérites et de Térysipèie, mais elle ne p^ être cependant rejetée d*une manière absolue ; on admet gi'^ ralement qu*elles résultent des troubles de nutrition que lama die a provoqués durant sa période d*acuité et de l'état d'ios^ nence morbide dans lequel se trouvent les centres nerveux • Assez souvent on peut reconnaître que les sujets chex iesq<^' ces désordres se produisent avaient une prédisposition U^ taire aux maladies du système nerveux.

Ces accidents débutent généralement au bout de qu^^^^ jours de convalescence, quand les malades commencent à s^'

(1) I^ndouzy, Thèse d'agrégation. 1880.

(2) Grasset, Traité des maladies du tystème nerveux^ page lOiè et*o'^ '

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