‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 22 sur 198 · CHAPITRE Vl · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vl

DU SBXE

Les physiologistes ont mis en relief Tinfluence qu*ezerce le sexe sur la taille, les formes, les proportions générales, la voix, le mode de respiration, Tintelligence, le caractère, la sensibilité et le pouvoir excito-moteur ; son action sur les aptitudes morbides n'est pas moins marquée; elle persiste pendant toute la vie, et la femme, bien qu'on en ait dit, reste femme jusqu'à la fin de ses jours. Il est incontestable cependant que c'est pendant la période d'activité génitale que les différences entre les deux sexes sont, à ce point de vue, les plus accentuées. Les maladies qui affectent le plus souventles femmes sont, en première ligne, l'hystérie, puis la chlorose, le goitre (70 fois sur !00>, la chorée, le goitre exophthalmique, le cancer (63 fois sur ICX)), l'ulcère simple de l'estomac (70 fois sur 100), les péritonites partielles, la sclérose en plaque (70 fois sur 100), le rhumatisme chronique et l'ectopie rénale (85 fois sur 100) (1); le sexe féminin confère une immunité presque complète pour la goutte; on observe au contraire plus souvent chez l'homme les hernies, l'atrophie musculaire progressive (80 fois sur 100), l'ataxie locomotrice progressive (80 fois sur 100), le cancroïde, le scorbut et la cirrhose du foie. 11 ne faut voir dans le sexe masculin qu'une prédisposition très indirecte à ces diverses maladies ; leur fréquence chez l'homme s'explique suffisamment par les conditions dans lesquelles il vit, et les influences nuisibles auxquelles il s'expose. De même, les ectopies rénales semblent favorisées chez la femme par la grossesse et l'usage du corset.

(1) Nous empruntons à Péris ces cliififtcs nécessairement très approximatifs.

CAUSES INTRINSËQUBS DYNAMIQUES. 47

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