‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 59 sur 198 · ARTICLE III. — DES MICROBES · texte numérisé non relu

ARTICLE III. — DES MICROBES

§ 1. T— Caractères généraux.

Les microbes que Ton trouve chez les sujets atteints de maladies inrectieuses appartiennent tous à la classe d*étres organisés que Ton désigne sous le nom de schizomycètes ou tckxvh phytes (Gohn), On les classe parmi les champignons, bienqu*)ls s*en séparent par plusieurs caractères importants, tels que l'absence de fonction chorophyllienne et, pour certains d'entre eux, la possibilité de vivre sans air et de se déplacer.

On en décrit six variétés principales, les microcoectis, les bactéries, les bacilles, les leptothrix^ les spirilles ou vibrions et les spirockètes. Les microcoecus sont de petites cellules arrondies ou ovales, les bactéries présentent la forme de très coarls bâtonnets, ce sont des cellules dont un diamètre dépasse Tautre; les bacilles sont des bâtonnets plus allongés; les leptothrix soni de longs filaments; les microbes prennent le nom de spirilles, de vibrions ou de spirochètes quand ils sont ondulés ou contournés en hélice (i). -

On peut distinguer dans ces éléments, quand leur petitesse n*est pas excessive, une membrane d*enveloppe et un conteoo cellulaire généralement incolore, qui renferme souvent de très fines gouttelettes d'apparence huileuse ou des granulations fortement réfringentes ; ce contenu devient trouble quand le microbe est mort ou en voie de dégénérescence.

Certains de ces éléments sont immobiles ; il en est ainsi des microcoecus; les autres ferments sont souvent animés de mouT^ ments rapides; tantôt ils tournent autour de leur axe longitudinal, tantôt ils présentent des mouvements alternatifs de flexion et d'extension que les variations de température et la composition du milieu peuvent accélérer ou ralentir.

Les schizomycètes peuvent être isolés ou groupés en colonies. Les jeunes éléments (cellules filles) ne se séparent pas de leurs générateurs ; ils leur restent unis par une substance gélatiniforme et il se forme ainsi des amas de cellules conglomérées qui portent le nom de zooglées. Ces masses sont le plus souvent

(t) FlQgge, Handbuch der hygiène. Fermente und Atikroparasiten. Leipzig, 188S.

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composées de micrococcus on de bactéries (fig. 56 et 57), mais on peut y trouver également des bacilles ou des spirilles. Lear forme est tantôt arrondie, tantôt lobulée; quelquefois elles se ramifient comme les branches d*un arbre ; leurs dimensions peuvent être assez considérables pour qu'elles représentent des taches visibles à Tceil nu. Dans les liquides, elles forment tantôt un nuage diffus, tantôt des flocons, tantôt une couche mince à la surface, tantôt un dépôt au fond du vase. Lorsqu'elles se développent sur une substance solide, elles se présentent sous Taspect de petites masses sèches ou de gouttelettes visqueuses plus ou moins colorées ou transparentes.

Les schizomycëtes se développent principalement, mais non exclusivement, par fissiparité. Les cellules s'accroissent suivant leur diamètre longitudinal ; un sillon se produit dans leur partie moyenne et elles se divisent. Les jeunes éléments peuvent rester unis par une masse gélatineuse, de telle sorte qu'au bout de peu de temps ils forment des chaînettes ou des masses dezooglée. Cette multiplication s'accomplit avec une grande rapidité; on peut voir, à une température de 35^, des bacilles se difiser en 20 minutes ; en admettant que chaque élément ne se divise que toutes les heures, on arrive en moins de 48 heures au chiffre de plusieurs milliards de microbes nouvellement formés.

En dehors de ce développement par fissiparité, il faut admettre, comme Tout démontré en premier lieu Pasteur et ultérieurement Koch, que beaucoup de schizomycètes se multiplient par la formation de spores dans leur épaisseur. Le fait a été constaté souvent pour les bacilles et quelquefois aussi pour les bactéries etles vibrions. Le plus ordinairement, la production des spores est précédée par un allongement des éléments qui atteignent âO fois et plus leur longueur normale; ils s'infléchissent, se contournent, et souvent se réunissent en faisceaux ou forment un réseau à mailles serrées. Bientôt le contour des bacilles se trouble et Ton y voit paraître de petites granulations fortement réfringentes ; au bout d'environ 20 heures, elles ^ sont transformées en spores arrondies, à contours sombres, logées comme des perles en bracelet ; les bacilles mères se dissocient, et les nouveaux éléments se trouvent libres. D'autres ^ois les bacilles, au lieu de s'allonger, s'épaississent, de maniéreà devenir fusiformes ou ellipsoïdes, leur membrane s'épaissit et les

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spores se forment dans leur épaisseur. Ces spores, circulaires ou arrondies, mesurent de i {a à 3,5 (& de longueur sur 0,5 à.i f& en largeur. L'intensité de leur pouvoir réfringent est remarquable; on peut te comparer à celui des gouttes graisseuses avec lesquelles on pourrait les confondre, mais elles s'en distinguent en ce qu*elles persistent après Taction de Téther et de la chaleur: elles sont formées de protoplasma ; on leur reconnaît une meoi' brane relativement épaisse dans laquelle on peut distinguer deux couches, Texospore et Tendospore ; elles sont entourées d*une masse arrondie et transparente.

Placées dans des conditions favorables à leur nutrition el soumises à une température convenable, les spores peuvent à leur tour se transformer en bacilles, mais il faut pour cela, le plus souvent, qu'elles soient changées de milieu. Quand elles germent, la masse arrondie qui les entoure s'allonge en fibrille, en même temps que les spores elles-mêmes pâlissent et disparaissent (Koch). D'après Bazmowski elBrefeld, les spores se tuméfient, perdent leur double contour, puis il se fait à chacun de leurs pôles un dépôt semi* lunaire, et enfin il se développe une saillie qui s'allonge en bAtonnet.

Ces spores sont remarquables par la grande résistance qu'elles opposent aux causes de destruction ; on peut les chauffer à l'air jusqu'à 120 ou 125^ sans leur faire perdre leur fécondité. Elles représentent une forme persistante de microbes qui, dans certaines conditions, se développent pour s'élever à une Tie plus active.

Les schizomycètes sont formés surtout d'une substance albuminoïde qui présente des réactions propres et a été décrite récemment par Nencki (1) sous le nom de mycoproiéme. On la retrouve dans la membrane d*enveloppe de ces éléments, ainsi que dans la couche gélatiniforme qui les entoure.

Ces différents microbes ne se développent que dans des milieux offrant certaines conditions encore incomplètement déterminées pour chacun d'eux. La réaction neutre, acide ou alcaline, constitue une des plus importantes ; une faible acidité nuit au développement des bactéridies et favorise celui des moisissures; une réaction neutre ou légèrement alcaline agit en sens

(t) Nencki, BeUrdge %ur Biologie der spaltpilie, Leiptig, 1880.

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BTerse. Talamon (i) met à juste titre en relief rintérèt de ces ftîts pour le pathologisle : si les maladies sont la conséquence la déTeloppement de certains germes dans l'organisme et si te léTeloppement de ces germes est dans un rapport étroit avec ta composition des liquides récepteurs, on doit espérer trouver un our dans l'étude des modifications subies par les liquides orga* liques Texplication du mystère qui se cache pour nous sous le not de réceptivité.

Parmi les conditions qui influent le plus puissamment sur le développement des microbes, il faut ranger la présence ou Tabsence de Toxygène libre. Certaines espèces ne vivent que dans Toxygène ; d'autres sont tuées par lui; d'où la division établie par Pasteur de ces petits êtres en deux grandes classes, les aérobies et anaérobies. Ces derniers constituent les ferments; ils s'emparent de Toxygène combiné avec les autres éléments du milieu où ils se développent et les décomposent lentement; Doas citerons parmi eux le ferment butyrique : en faisant passer un courant d*air atmosphérique dans le liquide qui le contient pendant une heure ou deux, on le fait périr. Certains microbes sont à la fois aérobies et anaérobies; si, par exemple, Ton sème des spores de pénicillium glaucvm à la surface d'un liqaide fermentescible préalablement bouilli et en rapport iTec un air purifié, le champignon se développe rapidement en envoyant de larges filaments dans le liquide; ce travail ^'accomplit sans production d'alcool, il n'y a pas de fermentation: le microbe est aérobie; mais si l'on vient h l'enfoncer complètement dans le liquide, il n'y a plus assez d'oxygène libre pour subvenir à ses besoins, il décompose le sucre et il se produit de l'alcool, résultat de la fermentation; le microbe est devenu anaérobie.

Les microbes, en se développant, modifient diversement le milieu oh ils se trouvent; souvent ils donnent lieu à la production de matières colorantes; d'autres fois ils sont le point de départ de fermentations qui aboutissent à la formation tantôt dacide lactique, tantôt d'ammoniaque, tantôt d'hydrogène ou d'acide carbonique; introduits dans l'organisme, ils provoquent des phénomènes morbides.

• I, Talimon, loc, cii.

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Telles sont les notions générales que l'on possède aciaellement sur ces petits organismes; bien que très incomplètes encore, elles jettent cependant une vive lumière sur les fermentations et sur la nature des maladies infectieuses. Avant d'aborder l'étude de leur rôle pathogénique, nous deTons indiquer les particularités que présente chacune des espèces que nous avons distinguées.

§ 2. — Des différentes espèces de microbes.

1. — Les micrococcus se présentent sous la forme de grains ronds de dimensions très variables; les plus petits sont à la limite des objets visibles aux plus forts grossissements; rareme (

FIg. 56. — Micrococcus. 650: 1 (d'après Cohn) (*).

leur diamètre atteint un [i. (lig. 56) ; ils sont souvent groupés deux à deux et ressemblent alors à des bâtonnets; souvent iU forment des chaînettes plus ou moins longues; souvent enCniU sont agglomérés en masses plus ou moins volumineuses, dites zooglées (fig. 56). Ils sont réunis par une substance de nature inconnue. Ils résistent à l'action des acides étendus, des alcalis et de l'alcool mélangés d'éther, et se distinguent ainsi des granulations protéiques et graisseuses ; Weigert a montré qu'ils sont vivement colorés par le violet d'aniline et il a donné ainsi ud moyen de les reconnaître, car ils gardent leur coloration, alors que les autres éléments en ont été dépouillés par des réactifs. On les rencontre dans l'interstice des éléments, et souvent aussi dans le corps même des cellules. Ils sont animés du mouvemenl brownien, mais ne se déplacent pas spontanément.

(*) a, iBOlé. ^ b, diplococcus. — c, toruU. — c/, zooglée.

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Ces microeoccus présentent de notables différences retative- Dent à leur volume, leur forme qui peut fitre ronde ou orale, eur mode de groupement, leur affinité pour les diverses natières colorantes; mais on ne peut trouver dans ces carao ^res les éléments d'une classification. Cohn les dislingue, Tapris leur action physiologique, en zymogénet, génératewt de uigmenl et pcthogènei.

¥iTmi les zymogénes, on cite celui de l'urée (aérobie) qui produit la fermentation ammoniacale de l'urine, ceux du vin fihilt, de la phosphorescence et de la putréraction. Les microeoccus générateurs de pigmenl se présentent surtout

r^. j7. Amii de mierococcui et de b&ctdriet proTensnt d'un coigalam ungDia iDtri-pdritoné*! : on voit à droite les fibrillei ds It Abrine, k gtucba Ira micrococCQi et lei Lactériei UalAi ou graupéi ; ili te «ont accumulé* avr ua cerUia nombre de globules rouges et leur donoeat un aspect erdaelé compmble à celai qu'il* prenneut en le dessicliant.

souslaforme de zooglées ; on distingue le microeoccus /jf-odi'^io- His, le luteus, Vaurantiaeus, le cganeus, le falous; ils se déposent 1 la surface de la substance qui les nourrit et le pigment se produit au contact de l'air.

Les microeoccus palkogénts, qui nous intéressent plus particulièrement, sont ceux des vers à iioie (corpuscules de la pébrine), de l'infection traumatique, de la pyémie, de la septicémie, de la vaccine, de l'érysipèle, de la gonorrhée, de l'endocardite ulcéreue, etc.; nous y reviendrons bientôt.

â. — Les bactérits sont des éléments cylindiiques de courtes dîmensious et mobiles ; elles représen tent des cellules dont l'un des diamètres dépasse l'autre ; quand elles ae multitilient, elles restent souvent unies par groupes de deux ou de quatre, rarement i;iles forment des chaînes plus longues; constamment il reste des traits de démarcation entre chaque élément. Très fréquem-

I5« ÉTIOLOGIE.

ment, les bactéries, unies par une substance intermédiaire,

rorment des masses de zooglées; elles sont alors immobile-, mais leur multiplication par fissiil parité peut contiauer. Les puoi.

ilE\%''tl cylindres qu'elles représealeal

u a ir ^""^ tantôt régulières, tantôt dépri-

TTj " mées vers le milieu de leur lon-

gueur ; dans ce dernier cas, on i ;iQ'aire à un élément qui va bienlAl se séparer en deus.

On distingue, parmi leurs principales variétés, le èacterium lerm.

uti des agents de la putrélactioD, formé de cellules longues de 1,5 f ut larges de 0,5 à 0,7 (t, à conltiLi clair ou noirâtre, et à enveloppe relativement épaisse ; elles se contournent autour de leur axe longiludiu!

ut se déplacent. Les bactérien des fermenta lions lactique et acétique».^ partiennent à la même espèce; ileo est de même des bactéries de lajfflicémie et du choléra des poulet.

3. — Les bacilles offrent la plU' grande analogie avec les bactéries:

ils ne semblent, au premier abord, en différer que par leur longueur plut grande; si l'on eu fait un groupe

distinct, c'est que les bacilles ont la propriété de se Iransformer

en de longs lilaments dans lesquels on ne peut plus distinguer

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[es ilémoits primilirs ; d'autre part, ils peaveot, à l'eaconlre dei ^aciéries, donner naissance àdes spores durables.

Ces éléments peuvent, comme les précédents, produire des ennentations et des maladies; c'est un bacille anaérobiequi ^t l'agent de la fermentation butyrique; les microbes décrïU ous le nom de bactéridies du charbon, ceux du charbon sympomatique, de l'œdème malin, de certaines septicémies, de la ■uberculose et de la lèpre rentrent également dans la clasae des Mcilles. Ceux qui ont été signalés par Klebs dans l'intoxication ^ïluslre, et par Eberlh dans la Bèvre typhoïde lui appartiendraient aussi.

i. — Les ieptolhrix forment de longs fllameots de 0,7 à 1 f* d'épaisseur (flg. 60) ; ils sont soa- Teot unis en Tatsceaux ou en masses; OD les trouve mfilés à d'autres microbes sur la muqueuse des gencives , autour des dents ; on leur

iltribue un rAle dans le développemem delà carie dentaire; Leber(l], «0 les inoculant dans la cornée, y a dtunniné une grave suppuration.

Ce cbampignon, traité par l'iode dans un milieu acide, prend une couleur violette ; on tend à le considérer comme une variété de bacille.

3. — Les spirilles ou vibrions sont Fig.OO. — Uptothrix bwxatit. deiBlamenls courts, contournés en

spirale et mobiles; Ils donnent naissance à des spores; on les trouve dans le mucus gingival et dans les fèces.

6. — Les spirockaètts diffèrent des précédents en ce qu'ils soQi plus larges et plus flexibles; ils existent dans les dents ^iriées, entremêlés aux Ieptolhrix. Obermeier les a observés dans le sang des malades atteints de fièvre rémittente.

ARTICLE IV. — MODE Oi TRANSHISSION ET DE PËDÉTRATION DES HICBOBBS.

Us microbes peuvent pénétrer dans le corps humain par les

yi\*\m,BtrLklia. Woch., tSS2

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voies respiratoires, par le tube digestif, ou par la surface des téguments.

Il est certain que bon nombre de maladies infectieuses se transmettent par Tair atmosphérique ; il en est ainsi pour la coqueluche, le croup et la grippe, pour la plupart des cas de tuberculose, de septicémie, d'érysipèle et d*infection purulente, et sans doute aussi pour la variole, la rougeole et la scarlatine. L*étnde des microbes contenus dans Tair ambiant présente à ce point de vue un réel intérêt ; M. Miquel (i) a constaté, par des recherches multipliées, que leur nombre varie beaucoup dans les différentes localités etsuivant Tétat de Tatmôsphère. Dans Tair du parc de Montsouris, il oscille entre 33 et 170 par mètre cube, et il est de 28 au sommet du Panthéon ; il atteint une moyenne de 750 rue de Rivoli, devant la mairie du iv* arrondissement, de 5260 dans une chambre de la rue Monge, de 6300 dans la salle Saint-Christophe à 1 Hôtel-Dieu, et de 11000 dans les salles de chirurgie de la Pitié. Plus récemment, le même auteur a trouvé que le nombre de bactéries contenues dans un mètre cube d*air analysé à des époques fort voisines était, à uoe altitude de 2000 mètres, de 0, sur le lac de Thun de 0,8, ao parc de Montsouris de 760, et rue de Rivoli de 5500 (â). Les observations de M. Miquel lui ont montré d*autre part que le chiffre des microbes atmosphériques est influencé par la température et rétat de sécheresse ou d^humidité. En général peu élevé en hiver, il croit au printemps, reste haut en été, et baisse rapidement. en automne. Au mois de janvier 1879, le nombre de bactéries par mètre cube est tombé à 5 à Tobserratoire de Montsouris. Ce serait cependant une erreur de croire qu'il augmente nécessairement avec la chaleur; Tétat hygrûoaétrique a une grande importance; les bactéries, moins nombreuses en temps de pluie, se multiplient quand ratmosphère se dessèche, pour diminuer si la sécheresse persiste.

Les microbes qui pénètrent par les voies digestives peuvent venir également de Tair ambiant, et après s*être arrêtés dans la

(i) A. Hiquel, Etudes sur les poussière» organûéei de tatmosphère {Annales d hygiène j 1879, t. Il, p. 226); De^ organismes vivants dans Vatmosphitt. Paris, 1883.

(3) Miquel, De la pureté^en microbes de l'air des montagnes et de guelqtui district» de la Suisse {Semaine médicale, 1883).

iTité buccale ou dans le pharynx, être déglutis avec la salive et s aliments. Plus souvent ils sont absorbés avec la nourriture, plus particulièrement avec Teau alimentaire; nous avons vu le celle-ci est le vecteur le plus habituel du contage typhoïde; le peut également transmettre le choléra. Les études très .en faites de M. Miquel ont montré que sa richesse en microbes irie encore plus que celle de Tair ambiant; tandis que leur liffre atteint 64,000 dans un litre d'eau de pluie, et 248,000 iQs un litre d*eau de la Vanne, la même quantité d'eau de eiae en contient 4,800,000 à Bercy et 12,800,000 à Asnières ; il en a 80,000,000 dans Teau d'égout puisée à Clichy. On ne peut ier qu'une eau ainsi surchargée de microbes ne soit éminemnent suspecte ; on ne peut néanmoins déterminer quelle en est Inflaence pathogénique, car Tezameu microscopique ne nous ipprend rien sur la nature de ces microbes ; nous ne pouvons ^voir s*ils sont ou non nuisibles ; la culture seule pourrait doQQerdes résultats à cet égard ; mais comment aller découvrir et isoler dans cette masse de petits êtres ceux qui peuvent eogeodrer telle ou telle maladie ?

Pour pénétrer dans Torganisme par les surfaces tégumen- ^res, les microbes doivent franchir la barrière que leur oppose > épiderme ou Tépithélium ; certains d'entre eux n'y parviennent |ue dans les cas de plaie ; tels sont ceux de l'infection puru- «nleet de la rage; d'autres semblent s'introduire dans Tinter- 'licedes cellules épithéliales à l'aide de frottements; c'est ainsi |ue les choses se passent le plus souvent pour le contage de la yphilis et pour celui du chancre simple; d'autres enfin sem- >leDi s'implanter dans les muqueuses et y déterminer une vive

nâammation ; tel est, par exemple, le contage de la blennor-

rhigie.

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