DS L'ANÉMIE LOCALE
renouveler fréquemmenti soil sans cause appréciable, soit is l'influence d*un refroidissement, d*une émotion morale, ine excitation quelconque.
L'asphyxie locale peut aboutir à la gangrène des extrémités : le-ci se manifeste d'habitude aux phalanges des mains, et quelefois à celles des pieds; les escarres sont de petites dimensions superGcielles ; elles ne laissent pas après leur chute de graves érations.
Dans les cas d'oblitération complète d*une artère terminale, nies les parties auxquelles elle se distribue se détruisent ; il forme un infarctus si la partie est à l'abri de Tair, un foyer Dgréneux si les microbes nécessaires à la transformatipn spétle qui caractérise cet état peuvent y pénétrer (Voyez les chaires Thrombose^ Nécrose et Gangrène).
L'ûblilération ouïe rétrécissement d*uneartèrea toujours pour nséquence une augmentation de la tension intra-vasculaire I amont de l'obstacle et dans les branches collatérales ; cette ndition favorise le rétablissement de la circulation par anas- Q)oses. Si l'artère, avant sa terminaison, reçoit^ des vaisseaux isins, des branches de calibre suffisant, le cours du sang se lablit rapidement dans les parties anémiées. C'est ainsi que •n peut pratiquer la ligature de vaisseaux très volumineux ns provoquer d'accidents. Il faut tenir compte, à ce point de le, de rétat du cœur; la circulation collatérale se fera d'aunt plus rapidement et complètement que ses contractions ront plus énergiques. L'âge du sujet prend ici une importance elle; chez le vieillard dont le cœur est généralement affaibli, gangrène a plus de tendance à se produire. Us troubles fonctionnels provoqués par l'anémie locale va* 'nt suivant que cet état morbide est plus ou moins prononcé, aussi suivant le mode de réaction des organes. M. Brownquard a montré que l'absence d'oxygène et l'accumulation acide carbonique exercent une action excitante sur les élé- «ou des tissus ; on peut donc voir l'anémie donner lieu à des lénomènes d'excitation, tels que des convulsions ; d'un autre *^^, cet état morbide, lorsqu'il est très prononcé, peut trouer assez profondément la nutrition des parties pour en paraler complètement l'activité fonctionnelle; ajoutons enfin que, ms cerlains organes > et particulièrement dans les centres
nerveux, une perturbation soudaine de la circulation seml/ suffire également à provoquer des phénomènes de paralysie.
M. Brown-Séquard a attribué à une contraction réflexe an vaso-moteurs, produisantranémiedelamoelle,ungrandnoiiibr de paraplégies. Cette manière de voir n*est plus acceptée; ci rapporte aujourd'hui ces affections soit à une lésion mnrielle, soit à une excitation paralysante. Ce même aulec* a considéré la contraction réflexe des vaisseaux de rencéilii/ comme la cause prochaine du coma épileptique; mais ila.&* même, depuis lors, renoncé à son opinion. Les hémiplégies ii' leprofesseurLépine(l) a vues se produire au début despneu3>' mies s'expliquent bien par ce mécanisme.
On observe, dans Thystérie, des phénomènes d'ischês locale liés à une contraction des vaso-moteurs; on ne p. guère s'expliquer autrement le fait que, dans cette maladie, piqûre des parties anesthésiées n'amène pas l'écoulemeu sang. Il est une autre névrose qui, dans sa forme la plu? i quente, paraît être liée aux ischémies de même nature: t voulons parler de la migraine.