DB LA THROMBOSE ET DE L'EMBOLIE
cœur et les reins, tnent parfois, lorsqu'elles s'arrêtent en grand
)mbre dans les capillaires du poumon (fig. 86), par asphyxie
I par anémie cérébrale; elles donnent lieu à la formation de
ilits infarctus hémorrhagiques ; l'injection d'huile dans les
lines produit ces accidents que l'on observe également dans les
ictares et les plaies des os. On a attribué, à tort croyons-nous,
IX embolies graisseuses les accidents rapportés au choc trau-
^tique; ces embolies peuvent pas-
r inaperçues; c'est exceptionnelle-
ent qu'elles donnent lieu à des
romboses (1); elles coïncident ce-
Bdant assez souvent avec des ec-
If moses sous-pleurales.
Mentionnons eniln les embolies
gmentaires, auxquelles on a fait
tter un rôle important dans la pa-
ogénie des accidents pernicieux de
Dtoxication palustre. Frerichs a
»nstaté que les corpuscules mêla-
qoes développés dans la rate sont ^. „„ ^ . ^
,, «^"^ , - . , Fig. 88. — Gouttes de graisse
ansportés dans le foie par le sang dans des capillaires sanguim.
' la veine porte et y déterminent Grossissement : 400 (Péris).
le phlegmasie ; il a attribué à leur
isence dans les capillaires de l'encéphale les troubles graves
le présente souvent l'innervation dans cette maladie. On lui
Ôecte que leur volume n'est pas assez considérable pour obli-
rer les capillaires.
Bans la leucémie, les amas que forment les globules blancs
(glomérés constituent de véritables embolies qui peuvent
bsiruer les vaisseaux et donner lieu à des infarctus hémor-
lagiques.
Les bulles d'air qui pénètrent parfois dans le sang lors-
ii*on ouvre les veines de la région cervicale constituent des
nboUes qui tuent rapidement, soit en obstruant les artères
limonaires, soit en produisant la distension du cœur droit.
air qui se dégage dans les vaisseaux qui cessent brusquement
être soumis à l'action d'une forte pression joue également le
(1) Déjerine, Recherches expérimentales et cliniques sur l'embolie graisseuse 11' let aliértUions osseuses (Mémoires de ta Soc. de biologie. 1870).
rAle d'embolie et peut occasionner ainsi, soit la mort snbiu par syncope ou anémie bulbaire, soit une paraplégie par iv farctus médullaire, soit des ecchymoses par trouble de la circn lation cutanée.
On voit, par ces exemples, combien le rftle de l'embolie en p» tliologie est considérable el quel service a rendu Vircbow en li mettant en relief; il le devient encore davantage, si l'on rapport! à ce processus la migration dans l'organisme des élémenUde
FIg. 80. — Embolie graisteuie dans les ponmons huit joara iprii qm txtnre de Jambe ; les capillaire! da rilvéole altad en bas de la figerc a» remplies de Hng, ceux de l'alvéole NtoA en bant et l'artère qai ■'; iliinbne «ont remplU de graisse. Groiiissement : 250 (Péris).
tumeurs (flg. 90], ainsi que celle des parasites, des mictobeit' des autres agents infectieux organisés, car on est alors unaiii le faire intervenir pour expliquer la généralisation des tumeoR, les métastases pyémiques, l'explosion des accidents secoodiires après l'apparition du chancre induré, le développemenl des nodosités secondaires après l'inoculation des tubercules ca des produits de la morve, l'éruption générale qui succède du.' l'inoculation variolique à l'éruption locale, enSn, toutes Ifi modalités de l'infeclion généralisée, en ne faisant exceplioD ipt
on U lUROUBOSE ET DE L'BHBOUE. 319
)ar les cas peu fréquents où l'agent qui la produit peut 6tre iDsidéré comme soluble. Si ce point de vue est exact, il rail important de connaître les conditions qui favorisent le isuge dans le sang des particulesinfectieuses, et de plus celles li influent sur leur trajet à travers les lymphatiques et les inrstices des tissus et eu déterminen t la localisation. En cbercbaut ils cette direction, on arriverait sans doute à trouver que, ni certaiiu liuua, la pénétration dei particules dam leivaiueaux fait plu$ facilement, et avec elle la généralisation de la maladie.
{. W, — Embolie! carcipamileuse* d>ni te« capllUIret de la choroïde ; lei nituiai lont diliiéi et renrerment en mfirae temps des gtobale* roagei {b) K iti cellalei dpithéllalei k gros Doytui ; c, noy tui dM capillalroi. Groi- •iuemeni : J30 (Perla).
est vraisemblablement pour cette raison que la diphthérie aalie se complique plus souvent que la dipbthérie pharyngée iccideuts infectieux, que les abcès des os donnent lieu plus ouveot que les autres à l'infection purulente, et, par contre, !i« les tubercules de la peau ont tendance à s'y localiser. Daas la généralisation des infections caractérisées par la forlïtion de néoplasies nodulaires (la tuberculose, la syphilis, In larve), il faut tenir compte de la propagation directe etcon- 'oue par las parois lymphatiques ; mais la propagation à disaoce suppose nécessairement le transport de particules infec -^
320 DBS PROCESSUS MORBIDES.
lieuse^; les conditions mécaniques dans lesquelles il se produit pourraient peut-êlre contribuer à expliquer les localisaticnsi secondaires, et montrer par exemple pourquoi la tuberculose pulmonaire complique presque toujours celle des autres organes. Il en est de même pour les néoplasies cartilagineuses, caocé» reuses et sarcomateuses dont les éléments ont la propriété de 5«| multiplier dans les tissus ob ils sont transportés, comme l^ feraient des entozoaires. L'embolie intervient enfin, commeuou^ Tavons dit, dans les migrations parasitaires. j