DE LA MORTIFICATION ARTICLE I"'. ^ CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
La mortification est un phénomène physiologique ; constamment des éléments se détruisent en même temps que d'autres se développent ; il en est certainement ainsi des cellules épidermiquesetépithéliulesquis*éliminent par exfolia tion à la surface des téguments; il en est de même des globules rouges, et peutêtre, bien qu'on ne puisse Taffirmer, de tous les éléments de nos tissus ; à Tétat pathologique, on observe également des morti£* cations élémentaires ; elles accompagnent tous les processus destructifs parmi, lesquels il faut ranger les inflammations, les atrophies, les dégénérescences et beaucoup de néoplasies, et doivent être décrites avec eux.
Nous avons étudié déjà avec Tinfarctus, sous le nom de ncr;obiose, un de ces modes de mortification. Nous savons que, dans les parties où elle se produit, les éléments, troublés dans leur nutrition, frappés de métamorphoses régressives et hors detat de remplir leurs fonctions aussi bien que de se régénérer, peuvent être considérés comme morts pour l'organisme; la mortification n*y est cependant pas complète ; il continue à s'y produire des échanges nutritifs, et les cellules conjonctives j pénètrent et souvent s'y multiplient; des vaisseaux de nouTelle formation s'y développent; frappée de déchéance par la perte des fonctions qui lui sont propres, la partie atteinte continue à vivre
le la vie Tégétative ; ses élémenls nobles sont repris par la ciriilation, elle s*atrophie, mais elle ne se sépare pas de l'orgalisme.
Nous n*aTons pas à revenir sur ces faits.
La mortification nécessite une description particulière quand 1 partie atteinte se détruit en masse. Elle prend le nom de ganrêne onàespAacèle quhnd elle s'accompagne de la fermentation péciale qu'impliquent ces dénominations. Les parties mortifiées 3nt souvent désignées sous la dénomination û'eschares. Nous To^osonsd*^ppélidteschari/ication aseptique la mortification prouite rapidement parles-agents physiques et chimiques, pour la islinguer de la gangrène dont elle diffère notablement; nûn nous réservons, conformément à Tusage, le nomden^crose I la mortification des os.