‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 99 sur 198 · PROCESSUS DE RÉGÉNÉRATION · texte numérisé non relu

PROCESSUS DE RÉGÉNÉRATION

La régénération est un phénomène physiologique, en ce sens u*à rélat normal il se produit constamment, dans la plupart i$ tissus, de jeunes éléments destinés à remplacer ceux qui se Htuisent ou s'éliminent.

On sait, par exemple, qu'il se fait incessamment une déperilion de cellules épidermiques à la surface de la peau et à la irface des muqueuses ; il n*est pas douteux que des cellules ouvelles ne viennent se substituer aux anciennes, puisque la

(0 Int, àrch. f, exper, Path. 1876.

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membrane ne subit pas d'altération. Pendant toute la période d'accroissement les néoformalions doivent nécessairemen: l'emporter sur les destructions.

Les pertes anormales résultant de traumatismes ou de lésions destructives peuvent être réparées complètement ou incomplètement.

Chez certains animaux, tels que la méduse, le léxard. \t triton, raxolotl et les crustacés, on peut voir une partie do corps se reformer, après avoir été presque entièrement d^ truite. Chez Thomme, la restauration. est limitée aux tissas; on voit une plaie se fermer, les parties d*un os fracturé sC réunir, un nerf sectionné se régénérer, mais rien de plus.

Pour Cohnheim, dans bien des cas, le travail de rég'hiératiot ne diffère pas de celui qui se produit constamment à Téu: normal ; s*ii parait plus actif, c*est que les pertes constituint l'usure normale sont momentanément suspendues.

Si, par exemple, Tabrasion des couches les plus superfidelies de répithélium cornéal se répare rapidement, c*est qn'ao niveau du traumatisme l'usure normale ne se produit plas; Cohnheim suppose qu*il en est de même pour la régénération des tubes nerveux après leur section ; quoi qu'il en soit de cett« théorie, elle ne peut être appliquée à la cicatrisatloo des plaies.

Tous les tissus ne sont pas aptes à la régénération ; quand, par exemple, un muscle est divisé par un instrument tranchant, ia cicatrice qui se forme contient du tissu conjonctif et de$ vaisseaux, mais on n'y trouve jamais de fibres musculaires ; de même les cicatrices glandulaires ne renferment pas d'éléments épithéliaux; les papilles dermiques de nouvelle formation son: rudimentaires; on chercherait en vain, au niveau des cicatrice» laissées par les ulcérations typhoïdes, des g-andes de Lieberkûho.

On peut poser comme règle qu'tin groupe d'éléments ne pe^se régénérer que sHl persiste dans la partie lésée des élémaUs i'. même nature ou du moins provenant du même feuillet embn/mnaire. Le cristallin ne peut se reproduire que si sa capsule e>t conservée. L'épiderme ne se régénère qu'aux dépens de Tépiderme; Tépithélium ne natt que de l'épithélium ; de même, on ne peut voir une végétation conjonctive naître d'une formation épithéliale.

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