ARTICLE II. — MALAC1A ET PICA
On appelle ainsi deux formes très voisines de dépravation de l'appétit : dans la malacia, les sujets ont un désir morbide d'aliments excitants ou de haut goût, tels que le vinaigre, le poivre, les fruits verts et les condiments excitants; dans le pica, la dépravation du goût esl plus prononcée; elle pousse les malades à manger des substance* non alibiles, par exemple, de la terre, du plâtre, des cendres, des animaux répugnants, tels que des rais et des couleuvres, et même de? cadavres et des matières fécales.
Ces sensations accompagnent souvent la boulimie; on les observe surtout chez les femmes enceintes, les chlorotiques, les hystériques et les aliénés. Il existe, dans les pays chauds, une forme d'anémie dans laquelle ce symptôme est assez prononcé et assez constant pour qu il ait servi à la qualifier, c'est la géophagie, que l'on appelle plus communément anémie inter tropicale et cachexie aqueuse; on sait aujourd'hui qu'elle est liée au développement, en grande quantité, dans l'intestin, d'entozoaires, les anchylostomes.
(1) Les auteurs ne sont pas d'accord à ce sujet : pour Sprinjr, ce V^^J^* mie de la voracité, c'est le besoin de manger pers.stant après 1 ingestion des aliments.