ARTICLE IV. — EXAGÉRATION DE LA SOIF
Ce phénomène est la conséquence naturelle des perles d'eau que subit l'organisme dans les cas de fièvre, de diarrhée, de sueurs promises, de polyurie, d'hydropisies ou d'hémorrhagies.
La sécheresse de la bouche suffit à le provoquer; c'est ainsi qu'il est produit communément par l'exercice de la parole ou du ebant, ainsi que par l'inhalation d'un air sec ou chargé de poussière; c'est un des symptômes les plus fréquents du diabète; il sert souvent à reconnaître l'existence de cette maladie.
Les agents qui irritent les muqueuses buccale et gastrique, tels que les condiments épicés et les boissons alcooliques, amènent également la soif. Parmi les affections du système nerveux, c'est surtout l'hystérie qui peut donner lieu à ce symptôme.
On l'observe parfois en l'absence de tout autre phénomène morbide que la polyurie; il paraît dépendre alors d'un trouble de l'innervation, mais on ignore s'il porte primitivement sur la sécrétion urinaire ou sur la sensation de la soif, si les malades boivent beaucoup parce qu'ils urinent beaucoup ou si, inversement, ils urinent beaucoup parce que la soif leur fait ingérer une quantité excessive de liquides ; la première hypothèse est la plus vraisemblable.