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ACTION DE LA COMPRESSION

On appelle compression l'action d'une force mécanique qui presse d'une manière continue sur les tissus soulenus par un plan résistant et tend ainsi à en diminuer le volume sans cependant en produire l'attrition. Elle peut en trouhler les fonctions et la nutrition soit directement en s'opposant aux échanges interstitiels, soit indirectement par l'intermédiaire des vaisseaux et des nerfs.

a. Action directe sur les tissus. — Elle diffère du tout au tout suivant qu'elle porte sur des parties saines ou sur des parlies malades ; il suffit, pour s'en convaincre, de considérer alternativement les effets que produit le décubitus dorsal prolongé chez un sujet dont les fonctions de nutrition s'accomplissent régulièrement et chez un tébricitant, un paralytique ou un cachectique dont l'innervation trophique est troublée. A peu près nuls dans le premier cas, ils aboutissent plus ou moins rapidement dans le second à la gangrène. Deux facteurs contribuent donc à les produire : d'une part la cause mécanique qui gène la nutrition des éléments, d'autre part l'altération préexistante des parties sous l'influence de la fièvre, d'un trouble de l'innervation ou d'une cachexie. L'action mécanique s'exerce, d'une part sur les vaisseaux dans lesquels elle gêne ou interrompt la circulation, d'autre part sur l'activité nutritive des éléments ; ses effets varient de l'anémie locale à la mortification. On peut les observer facilement sur la peau ; une pression légère y produit une tache blanche à laquelle fait place une coloration rosée quand la compression cesse ; si elle est durable, elle provoque de la douleur, de l'irritation, une réaclion inflammatoire el enfin la gangrène. 11 n'est pas très rare de voir des appareils trop serrés donner lieu à des accidents; on les observe encore dans les points qui se trouvent comprimés par le fait d'altitudes pathologiques. Les muscles comprimés subissent l'atrophie simple ou graisseuse.

Le tégument externe est de toutes les parlies celle qui est le plus

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