‹ Traité élémentaire de pathologie généraleChapitre 41 sur 183 · QUATRIÈME CLASSE. — CAUSES ANIMÉES · texte numérisé non relu

QUATRIÈME CLASSE. — CAUSES ANIMÉES

sont extraits et les venins, qui donnent lieu à des accidents graves, souvent mortels, sans que Ton puisse trouver dans les organes, a l'aide des moyens d'investigation dont nous disposons, aucune altération de nature aies expliquer; ils peuvent provoquer des accidents formidables et même tuer en quelques instants, à doses minimes, en excitant ou en paralysant tel ou tel appareil nerveux, et ils ne laissent pas de traces ; leur action a été comparée à celle des ferments, bien que, nous l'avons vu déjà, elle eu diffère notablement. Ils peuvent aussi à la longue déterminer, comme les poisons minéraux, des troubles persistants des diverses fonctions; il en est ainsi dans le morpbinisme chronique. Nous verrons ultérieurement que ces diverses propriétés sont utilisées en thérapeutique, et que les médicaments ne sont que des poisons employés à dos doses assez faibles pour n'être pas nuisibles, assez fortes pour être actives.

«■KUÏn ïi'HllT i;i 'fUll-.t O'jw.OQIfMiiJ 3311 bleu I . - !.. '«!<,"' **'4. '"F J11" - -" ARTICLE III. — ACTION SUR LES APPAREILS d'ÉLUII NATION

Les analyses chimiques permettent assez souvent de retrouver dans les divers produits de sécrétion les agents introduits dans l'organisme ; on peut constater en même temps, dans les organes affectés à ces sécrétions, des altérations de nature diverse; l'on est de la sorte conduit à admettre que les poisons peuvent exercer une action pathogénique sur les appareils par lesquels ils s'éliminent. C'est ainsi que l'on explique généralement la production de la stomatite mercurielle, celle des dermatoses copahiques, hydrargyriques, iodiques et arsenicales, celle de la cystite cantharidienne, etc. L'exactitude de cette interprétation ne nous paraît pas démontrée, car la peau et les appareils de sécrétion doivent être, comme tous les tissus, imprégnés par le poison et peuvent en recevoir une impression morbifique, alors môme qu'ils ne concourent pas à son élimination.

Page 1