ARTICLE 111. — INTERPRÉTATION DES SYMPTOMES CAHDI.N \UX
Nous avons étudié, dans leur ensemble, les phénomènes de l'inflammation à son début el dans sa période d'état; ils nous rendent facilement compte des troubles fonctionnels par lesquels elle se traduit et qui la caractérisaient aux yeux des anciens.
L'affluence du sang dans les vaisseaux dilalés produit l'injection et la rubéfaction des parlies, si elles sont superficielles (*«È0»i .
La même cause élève la température locale (calor), qui, M. le professeur Peter (1) l'a montré, dépasse constamment de quelques dixièmes de degré celle des parties simdaires; peut-elle s'élever, comme l'a dit 0. Weber, au-dessus de la température centrale? Des recherches faites par Jacobson (2) à l'aide d'appareils thermo-électriques lui ont permis de résoudre la question par la négative, car il a toujours trouvé la chaleur des foyers phlegmasiques notablement inférieure à celle du cœur; dès lors, l'excès de chaleur constaté dans^ les parlies enflammées par rapport aux parties voisines et aux parlies similaires ne prouve pas que les combustions y soient plus actives; il s'explique suffisamment par l'afflux plus abondant du sang el !a mise en équilibre de la température locale avec la température générale; c'est par la même raison qu'on le voit se produire avec une intensité plus grande dans les parlies dont les vaso-constricleurs sont paralysés par la section du sympathique.
La tuméfaction des parties enflammées (lumov) est la conséquence naturelle de l'afflux sanguin et de l'exsudation.
La douleur (dob>r) est due à la distension des extrémités nerveusespar les vaisseaux dilalés et les produits exsudés.