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Tumeurs osseuses

Ostéomes. — Les néoformations de tissu osseux se développent le plus souvent sous l'influence d'une maladie infectieuse, d'une inflammation ou d'une irritation locale. On observe cependant parfois des ostéomes que l'on ne peut rattacher à aucune de ces causes; leur structure est celle du tissu osseux ; on distingue l'ostéome compact, ï'osléome spongieux et l'ostéome éburné. lisse rencontrent le plus souvent dans le système osseux, quelquefois dans la dure-mère, les aponévroses et les muscles. Ils ne se généralisent pas.

Dans les ostéo-sarcomes, les cellules osseuses sont à l'état embryonnaire ; elles sont incluses dans des espaces que limite une substances fondamentale disposée en travées. Celles-ci peuvent être homogènes ou renfermer des cellules osseuses à prolongements multiples; on les voit souvent s'éloigner sous forme de rayons de la base d'implantation de la tumeur.

4, Tumeurs vasculaires.

a. Angiomes. - Les angiomes sont des tumeurs constituées surtout par des vaisseaux de nouvelle formation; on en distingue deux variétés, l'angiome simple et l'angiome caverneux.

L'angiome simple, appelé aussi téléangiectasie, se rencontre fréquemment chez les nouveau-nés sous forme de petites taches plus ou moins saillantes. Il siège habituellement dans la peau ou il est décrit sous le nom de nœvus vasculaire ; son siège le plus ordinaire est la face Plus rarement il occupe les muqueuses; on l'a rencontre quelquefois dans le cerveau, les os et les glandes mammaires. L examen histologique montre qu'il est formé principalement de capillaires a parois épaisses, diversement contournés, dilatés et sépares par une quantité variable de tissu conjonctif. Si la tumeur est volumineuse et composée de capillaires très dilatés à parois considérablement épaissies l'angiome simple est dit hypertrophique.

V angiome caverneux est le plus ordinairement sous-culane ; mais il peut occuper également les viscères et particulièrement le foie. On l'a observé beaucoup plus rarement dans les reins, la rate, 1 utérus, les os et les muscles; il apparaît dans les premiers temps de la vie ; il semble, dans beaucoup de cas, se développer aux dépens d un angiome simple. Sa structure est alvéolaire. Ses cavités remplies de sang représentent des capillaires, car elles communiquent avec les artères et les veines; leurs parois sont formées de tissu fibreux et tapissées par un endothélium semblable à celui des veines (Cornil et Ranvier). La plupart de ces tumeurs peuvent être distendues et grossies parle sang qui s'y accumule, soit qu'il y afflue en plus grande quantité, soit qu'un obstacle s'oppose à son écoulement par les veines.

b. lymphangiomes. — Les lymphangiomes sont tout k fait comparables aux tumeurs précédentes ; ils sont constitués par des vaisseaux lympbatiques dilatés etbypertropbiés; on peut distinguer un lymphangiome simple, un lymphangiome caverneux et un lymphangiome cystoïdc ; on les observe dans les téguments, les lèvres, la langue ; le plus souvent congénitaux, ils peuvent être acquis. MM. Tilbury et Golcolf Fox (1) ont décrit sous le nom de lymphangiome circonscrit une néoplasie cutanée caractérisée, d'après Sangster, par la présence, dans la couche papillaire du derme, d'espaces ampullaires allongés, vides ou remplis d'une substance granuleuse dans laquelle se trouvent, en petit nombre, des leucocytes (2); plus profondément des espaces plus petits présentent

(i) Tilbury et Colcott Fox, Transact. of the patholog. Society of London, 18S9. (i) Malcolm Morris, Atlas international des maladies rares de la peau, 1889.

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l'apparence de lymphatiques dilatés. Ces lésions sont disposées è placards. Il n'en est pas de même dans le lymphangiome tubérmx de Kaposi qui est constitué par des nodules disséminés; on y retrouve d'ailleurs les mêmes cavités dermiques tapissées d'endothélium.

c. Lymphomes. — Ce sont des tumeurs constituées par l'hyperplatJ du tissu des ganglions lymphatiques. Il faut se garder de les confondre avec les phlegmasies de ces organes et avec les néoplasies infectieuses qui s'y développent fréquemment. On doit faire une place à part aux adénopalhies multiples de la leucémie, affections qui se produisent sous une influence générale, peut-être de nature infectieuse. Pour ce qui est des néoformations de tissu lymphoïde qui se développent dans la peau et ont été décrites par les dermatologistes sous le nom de mycosis fongoïdes , on peut conlester qu'elles doivent être considérées comme des tumeurs, car le plus souvent elles disparaissent spontanément au bout d'un laps de temps variable.

Les lymphomes se développent primitivement dans les ganglions lymphatiques pour se généraliser ensuite. Ils sont formés de tissu adénoïde semblable à celui de ces organes ; on y voit un réliculum infiltré par de nombreuses cellules, très analogues aux globules blancs (fig. 161), et beaucoup de vaisseaux. Dans certains cas les cloisons sont épaisses et les trabécules plus volumineuses; la tumeur prend alors le nom de hjmpho-sarcome ; elle a plus de tendance à se généraliser.

On a observé des lymphomes du foie, de la rate, de l'intestin et de la peau, mais on a compris sous ce nom des néoformations adénoïdes qui n'ont pas les caractères de tumeurs et qu'il importe d'en distinguer.

Les lymphomes dégénèrent et s'ulcèrent rarement.

Fig. 161. — Tumeur lymphadénoïdc (*).

(*) ss réticulum fia circonscrivant de petits alvéoles dont les uns renferment encore leur cellule, tandis que les autres sont vides, les cellules en ayant été chassées par le pinceau. — b Cellules isolées (Heurtaux).

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