II. — TUMEURS COMPOSÉES
Tumeurs tëratoïdes.
On appelle ainsi des tumeurs congénitales dans lesquelles on trouve I simultanément des éléments très divers tels que, par exemple, des os, I des cartilages, des dents, des cheveux, de la peau, des muscles, des I glandes et du tissu connectif avec du tissu embryonnaire. Elles siègent I surtout dans les régions par lesquelles les monstres doubles se trou- I vent d'ordinaire réunis et, en fait, on les considère pour la plupart r< comme des inclusions fœtales.
On classe parmi ces tumeurs les kystes dermoïdes, qui présentent une organisation très analogue à celle de la peau, mais siègent en debors d'elle : leur surface interne est formée par une membrane conjonctive que recouvre un épidémie stratifié; le contenu, analogue | au sébum, renferme souvent des poils, des dents parfois en grand
(1) So\ka, Prag. Vierteljahrsch, 1877.
(2) Bard, Des tumeurs du type nerveux {Arch. de physiol., 1885).
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nombre, des plaques osseuses, des cellules épidermiques, quelquefois même des fibres musculaires et de la substance cérébrale.
Ces kystes siègent le plus souvent, soit au pourtour de l'orbite, soit au cou, soit dans l'ovaire ou le testicule, soit au périnée. Le développement des kystes orbitaires peut s'expliquer par une inclusion du feuillet moyen. Celui des tumeurs ovariennes a été rapporté à une inclusion fœtale : deux ovules étant fécondés simultanément, l'un d'eux évoluerait incomplètement et se trouverait englobé dans la masse de celui qui se développerait.
Waldeyer (1) admet pour ces tumeurs le mécanisme de la parthénogenèse : un ovule non fécondé se développerait spontanément et irrégulièrement ; il n'apporte d'ailleurs aucune preuve à l'appui de son hypothèse bien peu vraisemblable.
(1) Waldeyer, Arch. f. gynxkol., Bd 1.