‹ Traité élémentaire de peinture. Contenant les principes du dessin, du modelé et du coloris, et leur application à l'imitation des objets à la compositionChapitre 106 sur 124 · FROTTEMENT DES FLUIDE'''. IQ · texte numérisé non relu

FROTTEMENT DES FLUIDE'''. IQ

ment employé à vaincre le frottement provenant du lit et des rives , lorsqu’elle a une fois acquis une vitesse stationnaire.

Il est évident que le frottement d’un fluide qui se meut sur la surface d’un solide n’éprouvera aucun retard sensible dans son mouvement, si les particules de ce fluide sont elles-mêmes susceptibles de se mouvoir les unes sur les autres , sans la moindre résistance : car dans ce cas une fajble portion du fluide en contact immédiat avec le solide , resterait en repos , tandis que la masse glisserait sur elle sans éprouver de retard. Il paraît cependant que l’eau en contact avec le lit de la rivière coule assez lentement; que la couche d’eau superposée à celle-ci coule un peu plus fort, de telle sorte que la vitesse augmente plus l’eau approche de la surface ; d’où il suit que la résistance doit être beaucoup plus grande, lorsque les molécules de l’eau glissent les unes sur les autres, que lorsqu’elles coulent sur la surface d’un solide. Il existe toutefois beaucoup d’irrégularités dans la proportion des vitesses à diverses profondeurs, et on a souvent observé, peut-être à cause de la rc-

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sistance de l’air, que la vitesse est un peu moindre à la surface que quelques pouces plus bas. Le même raisonnement explique pourquoi la vitesse d’une rivière est plus considérable aù milieu que sur ses rives , et pourquoi la surface du milieu des eaux est légèrement convexe.

Le cours des rivières est quelquefois interrompu par une écluse ou une chute, soit naturelle., soit artificielle; en pareil cas, le calcul de la vitesse se fait comme pour un fluide qui sortirait d’un réservoir par une ouverture extrêmement élevée.

Il résulte des calculs qui ont été faits sur l’effet des modifications apportées aux dimensions du lit des rivières, que la surface de leurs eaux subit une très-légère élévation lorsqu’on diminue considérablement la largeur, mais que ce changement augmente singulièrement sa rapidité. 11 arrive souvent, lorsque le fond est d’une nature molle, que les matières sont alors entraînées, et le lit creusé profondément.

On remarque généralement que dans les endroits. où les eaux d’une rivière forment des sinuosités considérables, la vitesse du

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