‹ Traité élémentaire de peinture. Contenant les principes du dessin, du modelé et du coloris, et leur application à l'imitation des objets à la compositionChapitre 17 sur 124 · DU DESSIN MONOCHROME · texte numérisé non relu

DU DESSIN MONOCHROME

En portant donc la vue sur la poitrine couverte d’un vêtement Liane, et frappée d’une vive lumière, on ne tardera pas à reconnaître que sur cette partie blanche l’ombre, les demi- teintes, le clair et les reflets se développent dans le même ordre que sur une partie noire; c’est pourquoi on figurera cette nouvelle dégradation par des chiffres comme : 6, 5, 4> 3, 2, i.

Enfin renouvelant l’expérience sur le châle, sur le corset, sur les chairs , on exprimera le passage de l’ombre au clair par des successions de nombres, en ayant soin de les mettre le mieux en rapport qu’il sera possible avec l’intensité relative de la couleur de ces différentes parties : pour le châle violet foncé : 85, 84, 83, 82, 81, 80; pour le corset rouge cerise : 5o, 49, 48, 47, 46, 45; pour les chairs du visage .*9,8, 7, 6, 5, 4. Exprimant ainsi l’intensité du ton de couleur plus ou moins sombre, ou plus ou moins éclatant, par des séries de nombres plus forts ou plus faibles, mais se suivant dans le même ordre, et ayant les mêmes rapports entre eux.

Cet exercice ayant été plusieurs fois ré-

7? de LA -LUMIÈRE et du modelé.

pété , on acquerra la certitude que tous les corps, quelle que soit leur couleur, offrent aux yeux des gamines, des séries de tons dégradés plus vigoureux et plus éclatans, de même qu’en musique l’oreille admet des gammes de tons plus graves et plus aigus , mais dont les rapports entre eux sont rigoureusement les mêmes. Le jeune peintre sentira qu’en modelant les plis d’une draperie blanche, ou ceux d’un vêtement brun, il change non pas de système, mais de mode; car qu’un musicien chante en ré ou en /à, que l’on dise i, 2, 3, 4, ou bien aor, 202, ao3, 204; ou qu’ enfin l’on enferme les 90 degrés d’un angle droit entre les rayons d’un cercle d’une lieue ou d’un pouce de diamètre, le rapport des parties entre elles est toujours le même, la dimension seule varie.

On peut donc avec le dessin monochrome rendre l’intensité du ton relatif de chaque couleur entre elles. Il suffit pour cela d’indiquer avec des teintes plus foncées les clairs et les ombres des objets vigoureux de ton, et de tenir tout le système du modelé beaucoup plus faible quand la couleur de l’objet est faible de couleur, et que l’objet

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est environné de lumière. La grande difficulté consiste, en dessinant d’après les objets coloriés, à bien saisir le rapport de l’intensité du ton de ce que l’on copie, abstraction faite delà couleur.

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