CHAPITRE PREMIER
Des formes.
De toutes les facultés physiques et intellectuelles dont il est nécessaire qu’un artiste soit doué , celles d’analyser les parties , et de saisir l’ensemble de leurs rapports par le secours de l’œil et de l’esprit, sont les plus indispensables. Tout dans la nature présente à la vue et à l’intelligence du peintre une succession de formes dont les proportions et l’apparence varient sans cesse de figure , A' éclat et de couleur. Ces trois attributs de la forme, soumis, dans leur manifestation apparente, à des règles fixes, servent de base aux études du dessin , du modelé et
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DES FORMES
du coloris par le moyen desquels on en exprime l’imitation.
SECTION PREMIÈRE
Du contour.
§ I. — Du contour-ligne.
Dans la première division.de ce traité, on a considéré le dessin comme un moyen analytique d’imiter la partie des formes que le contour rend apparentes. Maintenant, il convient de rechercher ce que c’est que le contour envisagé comme résultat de la succession des formes exprimées par le dessin, et faisant impression sur la vue, l’imagination et l’intelligence de celui qui le regarde. On commencera par donner des exemples, parce qu’en traitant de la peinture , il faut toujours que la vérité pénètre par les sens.
Si l’on compare donc un carré avec un cercle, un ovale avec un lozange, il est certain que ces lignes qui suivent des directions différentes, qui parleurs rapports entre elles déterminent des figures, où l’on saisit à la fois une très-grande différence et des analogies évidentes; il est certain, disons-nous, que l’organe de la vue sera vivement excité.