DES PROPORTIONS DES CORPS
jnfîn de proche en proche, on arriverait à * jtablir des ressemblances et des différences ' ;ntre les individus de même race, de mène espèce, de même sexe, de même âge, et lont les proportions et les formes auraient e plus d’analogies entre elles.
I On pourrait encore pousser ces recherches plus loin ; et profitant du conseil donaé par Léonard de Yinci, qui recommande l’étude de l’anatomie comparée, on poursuivrait la forme du corps humain modifiée par les proportions , jusque dans la chaîne des Animaux dont l’organisation physique a le plus de rapports avec la nôtre. Par ce genre d’étude on apprendrait à peser le sens de ce vieil adage: Tout est proportion.
Mais en se livrant à cette intéressante étude, il ne faut pas oublier qu’avant tout on veut devenir peintre. C’est donc avec le crayon à la main que 1 on doit parcourir les salles où M. Cuvier a rassemblé dans un ordre systématique les squelettes comparés jde tous les animaux ; c’est en dessinant la charpente osseuse du singe, du lion, du cheval, du dauphin, des oiseaux, des reptiles et des poissons même?que l’onyerra,parla coin-
isfi DES FORMES.
paraison des os analogues de chaque espèce ^ en quoi ils se ressemblent, en quoi ils diffèj rent; que Ton sentira à la fois l’unité de prin cipe et la variété infinie des modification de la forme, ce qui constitue les proportions C’est l’alpha et l’oméga de la science.
§ II. — De V enchaînement des parties du corp; humain.
Dans ce chapitre, qui a pour objet particulier de faire sentir aux jeunes peintres la nécessité de bien connaître X enchaînement de toutes les parties du corps humain , on s’efforcera d’indiquer les moyens les plus surs et les plus efficaces pour étudier l’anatomie qui les initiera à ce genre de connaissance.
Tant que l’élève n’est pas arrivé au point de peindre passablement d’après la nature vivante, il y a ordinairement du danger à lui faire faire des études anatomiques proprement dites. C’est-à-dire que l’on regarde ; comme* superflu et presque toujours comme dangereux, de faire copier des écorchés artificiels en plâtre , ou même des membres écorchés et moulés sur la nature morte. Dans