‹ Traité élémentaire de peinture. Contenant les principes du dessin, du modelé et du coloris, et leur application à l'imitation des objets à la compositionChapitre 39 sur 124 · FONDER AT TON DU CORPS HUMAIN · texte numérisé non relu

FONDER AT TON DU CORPS HUMAIN

chaise placée près de lui, s’appuie sur le dossier, et finit par s’y asseoir lentement, il aura fait passer successivement son centre de gravité, que l’on aurait pu figurer par une ligne tirée de sa tête à ses pieds, au centre de la chaise sur laquelle il est assis maintenant.

Le point important, lorsque l’on étudie la pondération du corps humain, c’est de ne jamais perdre de vue la ligne qui correspond au centre de gravité. On aura donc soin d’observer et de dessiner le plus souvent que l’on pourra des mouvemens de l’homme en station, appuyé ou portant des fardeaux, avant de rechercher en quoi consiste la marche.

La marche est un mouvement sur un sol fixe, dans lequelle centre de gravité du corps est mu alternativement par une partie des extrémités etsoutenupar l’autre. Le mouvement de tout animal qui va d’un lieu à un autre sera donc d’autant plus ou moins prompt que le centre de gravité sera plus ou moins éloigné de la partie qui le soutient. En d’autres termes, tout animal en marchant perd et rattrape incessamment l’équilibre de son

DES FORMES

corps , et c’est ce qui fait que le plus petit obstacle imprévu peut déterminer sa chute.

Le mouvement de la marche se combine, comme tous les autres, avec la pondération des parties du corps, et comme dans la succession des mouvemens qui constituent la marche il y a une certaine régularité, il s’ensuit que la pondération du corps de l’homme marchant s’établit par un déplacement régulier des membres qui concourent à y entretenir l’équilibre. Aussi tout le monde peut-il remarquer que l’homme, en marchant d’un pas tant soit peu rapide, penche la tête et le corps en avant, fait mouvoir ses deux jambes et ses deux bras alternativement en sens contraire, et par conséquent met toujours la ligne des épaules en contradiction avec celle des hanches.

A l’étude de la marche simple on pourra faire succéder celle de la marche qui se combine avec d’autres efforts, comme lorsqu’un homme porte ou traîne un fardeau en marchant; et enfin on analysera les autres mouvemens de la course, du saut, et de la natation, dans leurs rapports avec la pondération du corps humain.et même des animaux

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