‹ Traité élémentaire de peinture. Contenant les principes du dessin, du modelé et du coloris, et leur application à l'imitation des objets à la compositionChapitre 44 sur 124 · IDES COULEURS RELATIV. A LA COMP · texte numérisé non relu

IDES COULEURS RELATIV. A LA COMP

En indiquant plus haut (pag. 74), les ifférentes matières colorantes dont on fait usage pour peindre à l’huile , et l’ordre dans (lequel il convient de les placer sur la palette, on a considéré le coloris comme un des moyens d’imiter un ou plusieurs objets déterminés d’avance.

Il est à propos maintenant d’étudier les I; couleurs prises abstraitement , et envisaj gées comme des moyens mis à la disposi- | tion de l’artiste par la nature, non pas tant pour donner un complément de réalité aux

I objets, que pour agir d’une certaine manière sur les sens et l’imagination des spectateurs, en choisissant, en réunissant dans une composition des couleurs différentes quoiqu’harmonieuses entre elles , et dont l’ensemble forme comme une teinte qui se marie convenablement avec le sujet que l’on traite.

Puisqu’une grande partie des tons de couleur introduits dans un tableau, sont choisis par l’artiste, il est donc indispensable que celui-ci en connaisse l’ordre harmonique. Or voici, relativement à l’art de la peinture et sans prétendre rien changer aux observations des physiciens, l’ordre harmonique

dans lequel l’artiste doit étudier les couleurs.

Il n’y a que trois couleurs simples et primitives : le jaune, le rouge et le bleu. Les peintres ne reconnaissent pour primitives que ces trois couleurs, parce qu’aucun mélange ne peut les produire, et qu’au contraire avec le mélange de ces trois couleurs on peut produire toutes les séries de teintes que l’on observe sur les objets naturels.

En mêlant ces couleurs simples deux à deux, elles engendrent trois autres couleurs distinctes et brillantes. Le jaune et le rouge mêlés produisent I’orangé ; le rouge et le bleu produisent le violet ; le bleu et le jaune produisent le vert. D’où il résulte que pour le peintre il y a six couleurs franches et brillantes, dont trois simples et primitives : le jaune , le rouge, le bleu, et trois composées et secondaires : l 'orangé, le 'violet et le vert.

Pour satisfaire à la fois les sens et l’intelligence, car le peintre ne doit jamais séparer l’exercice de ces deux facultés , on peut disposer l’échelle chromatique sur une bande circulaire. On placera à des distances égales sur cette circonférence,, les trois cou-

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