DES COULEURS RELATIV. A LA COMPOS
!par lesquels il établira la transition des unes aux autres, et pour ce travail l’échelle chromatique lui servira de guide.
Quant au blanc et au noir figurés sur la palette par les deux couleurs auxquelles on donne le même nom, elles président en quelque sorte à la dégradation de la lumière qu’elles expriment, comme nous l’avons prouvé en parlant des dessins monochromes.
D’où il suit que du choix des tons de couleurs habilement assortis, et de la dispensation nécessaire et artistement calculée de la lumière et des ombres représentées par le blanc et le noir, résulte, dans une composition peinte, ce que l’on appelle harmonie.
§ V. — De l'harmonie en peinture.
Ce mot harmonie y fréquemment employé par les artistes, a besoin d’être expliqué, car on l’applique au dessin, au modelé, au coloris et à la composition.
Il y a harmonie dans le contour et le dessin, quand les fondes, les proportions et le
geste, si c’est un être animé que l’on représente, sont dans des rapports exacts et naturels eu égard à l’objet imité.
Il y a harmonie dans le modelé, quand la dégradation de la lumière est exprimée dans ! des rapports exacts et naturels avec les formes sur lesquelles les .jours directs ou de reflet frappent et glissent.
Il y a harmonie dans les couleurs , quand la combinaison des tons est préparée de manière à ce que l’œil soit conduit d’une couleur à une autre sans secousses trop violentes, et enfin lorsque des effets combinés de l’harmonie dans le modelé et dans les couleurs, il résulte un coloris et un effet harmonieux.
Tout naturellement on applique le mot harmonie à l’ensemble d’une composition , quand le dessin, le modelé, le coloris et la disposition du sujet forment un tout de parties homogènes, dont l’effet général sur le spectateur est vif, fort et bien un.
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Cf'
le
§ VI. — De la faculté d'idéaliser.
Dans une composition, comme dans toutes les parties qui concourent à la former, le