‹ Traité élémentaire de peinture. Contenant les principes du dessin, du modelé et du coloris, et leur application à l'imitation des objets à la compositionChapitre 67 sur 124 · PROPORTIONS · texte numérisé non relu

PROPORTIONS

RACCOURCI. — C’est la diminution perspective de tout objet vu d’un point déterminé. Cependant on entend plus particulièrement par raccourci la diminution perspective des corps irréguliers aperçus par le côté où leur dimension est la moins grande, comme un bras, une jambe, tout le corps d’un boinme vus en /accourci. Dans un tableau, il est impossible d’éviter tous les raccourcis , mais 011 doit bien sc garder de les rechercher, car ce sont ordinairement des énigmes pour l’œil. Quand il s’en présente dans la nature, l’instinct de celui qui regarde, le fait se détourner pour aller chercher le profil et reconnaître la forme de l’objet qui s’était d’abord présenté en raccourci REFLET, loi.

REHAUSSER.— REUAUT. — On rehausse lesclairs d’un dessin avec du crayon blanc; ceux d’un tableau, avec des couleurs claires et éclatantes ; ceux des ornemens, quelquefois avec de l’or ou de l’argent. Ces lumières vives, mises en

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dernier lieu et quand l’ouvrage est presque terminé, se nomment rehauts, 48.

RELIEF. — On appelle relief, en peinture, l’imitation exacte, par le moyen du dessin, du modelé et de la couleur, de tout objet saillant sur une superficie plane.

REPEINT. — On nomme ainsi la trace et souvent la tache que laisse la peinture fraîche appli uée sur une première couche déjà bien sèche. Quand on retouche, il est bien difficile que l'on n’aperçoive pas les repeints. Cette opération laisse des traces d'autant plus visibles, que le tableau sur lequel on repeint est plus vieux.

REPENTIR. — Lorsque l’on dessine et que l’on peint un tableau, l’artiste est fréquemment obligé de retoucher son ouvrage et d’en changer les dispositions partielles. Lorsque l’on repeint sur ce premier travail et que la trace en reparaît quand l’ouvrage est termin é, on appelle celte apparence repentir. On regarde avec beaucoup de curiosité et d’inlcrêt quelques repentirs qui se trouvent sur les tableaux des grands maîtres.

REPÈRE. — REPÉRER. — Lorsque l’on fait des marques pour assembler les diverses parties d’un dessin trop grand pour être fait sur une seule feuille, on repère , on fait des repères , on indique des points de repère.

RETOUCHE. — RETOUCHER. — Une des opérations les plus indispensables et les plus difficiles de la peinture à l’huile. Du rnoment qu’une peinture a commencé à sécher et que l’on veut retravailler dessus, il y a un repeint ( F. Re. ■pf.int), et il en résulte une tache. On a cherché beaucoup de moyens pour obvier à cet inconvénient. On se sert communément de celui-ci, qui est le plus simple : on frotte, avec un linge fin imbibé d’huile clarifiée, la partie du tableau où l’on veut repeindre, ayant soin d’agiter le linge assez long-temps pour que l’huile pénètre et que le frottement échaulVe l’ancienne peinture. Celle précaution prise, on peut repeindre en faisant attention de raccorder les couleurs fraîches avec les anciennes.

a5o VOCABULAIRE

RESSEMBLANCE. — Apparence de l’identité entre uaobjc et la copie.

ROMANTIQUE. — Mot emprunté à la langue anglaise, où il veut dire saurage, inculte, romanesque, faux. — On u< ; sait pas encore au juste ce que i'ou entend à présent par la,1 peinture romantique. Toutefois, par l’inspection comparatif* des ouvrages faits par les artistes dits romantiques, on peut juger que , dans leur théorie, le coloris et l’effet sont placés en première ligne parmi les moyens d’imiter et d’agir suc les spectateurs, tandis que l’expression des formes est négligée comme un accessoire presque insignifiant. En conséquence de ce système, les romantiques repoussent l’étudel de la perspective, du dessin, de l’anatomie et du modelé, comme conduisant à des résultats trop mathématiques et contrariant la marche, l’essor du génie. On peut considérer les peintres romantiques comme une secte d’artistes spiritualistes qui oublient que, sans la connaissance des modifications de la matière, il est bien difficile d’exceller dans un art d’imitation. Les épithètes de romantique ou de classique que se donnent les peintres ne sont pas précisément des complimens. K. Classique.

ROMPRE — un ton, — une couleur, — une teinte. — C’est modifier, en les atténuant, ces (rois choses.

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