‹ Traité élémentaire de peinture. Contenant les principes du dessin, du modelé et du coloris, et leur application à l'imitation des objets à la compositionChapitre 93 sur 124 · MOYEJKS DE CHANGER LES FORMES · texte numérisé non relu

MOYEJKS DE CHANGER LES FORMES

vent occasion d’employer la force réunie des hommes, des machines, ou des agens chimiques. Les béliers , les solives de bois suspendues à des cordes et armées de fer dont se servaient dans les sièges les guerriers de l’antiquité, sont maintenant remplacés généralement par l’artillerie, quoique, dans certains cas , ils puissent fournir des agens plus économiques et plus énergiques: car on pourrait donner à un bélier une puissance égale à celle du boulet, et avec moins de dépense. Mais il est probable que l’efficacité du boulet est due principalement à sa vitesse qui dépasse la limite jusqu’à laquelle pourrait résister la substance qu’il s’agit de détruire.

S’il ne s’ agissait de détruire que de petits agrégats , les tenailles , les marteaux et les leviers suffiraient; on y joint parfois des instrumens plus compliqués.

On se sert fréquemment de la force expansive de la chaleur pour fendre des rochers , ou pour abattre de vieux monumens ; on obtient quelquefois ces résultats par la seule application du feu, comme dans les mines de Rammelsberg dans le Hartz, ou la couche

l6o MÉCANIQUE : MACHINES.

qui contient le minerai, sans doute à cause de la matière combustible qu’il renferme, est rendu friable et facile à travailler par l’effet d’un chauffage très-ardent que l’on applique dans une grande excavation fermée par le minerai lui-même. Mais on se sert plus communément de la force de la poudre à ca^ non : on prétend que l’explosion de cette substance est plus efficace , lorsque la cavité n’est pas complètement remplie ; mais ce fait demanderait confirmation.

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