‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 102 sur 525 · HUILE DE RICINS · texte numérisé non relu

HUILE DE RICINS

Les semences de ricins , récentes autant que possible et bien mûres, sont privées de leur enveloppe au moyen de deux cylindres cannelés et du vannage, puis réduites en pâte , soit au moulin à noix ou sous une meule verticale , soit au mortier ; on les renferme alors dans des toiles de coutil ( qu’on a eu le soin de lessiver préalablement, si elles sont neuves), ou, ce qui est préférable , comme cela se fait en grand , dans des tissus de crin ou de laine ; et après en avoir formé des gâteaux carrés qu’on empile les uns sur les autres entre les deux plaques d’une presse, on les soumet, à plusieurs reprises, â une pression très forte mais graduée. Si la température est basse , on doit opérer dans un lieu chauffé à + 15 à 20 degrés centigrades , et cela à cause de la viscosité de rimile ; sans cela son écoulement n’aurait lieu qu’avec une excessive lenteur. On filtre au papier , soit à l’étuve, soit dans des entonnoirs à doubles parois entre lesquelles on entretient de l’eau chaude , ou mieux on fait arriver on jet de vapeur.

On s’est servi de la torréfaction , de rébulliüon de la pâte de ricins dans Feuu , et encore de l'alcool, pour

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