‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 103 sur 525 · JPHYTOBÀSIE. — SUCS VÉGÉTAUX HUI-LEUX · texte numérisé non relu

JPHYTOBÀSIE. — SUCS VÉGÉTAUX HUI-LEUX

obtenir cette huile. Mais ces procédés ne peuvent être mis en parallèle avec celui que nous venons d’indiquer, parce que, dans le premier, la torréfaction des graines produit des matériaux pyrogénés qui altèrent l’huile et facilitent sa rancidité; dans le second, par l’ébullition de la pâte dans l’eau , on n’obtient qu’une portion de l’huile de la graine , et la température qu’elle a éprouvée dans cette opération la dispose à se rancir ; dans le troisième enfin , outre que le procédé est dispendieux , il est impossible , quoi que l’on fasse , d’avoir une huile qui n’ait pas un goût alcoolique toujours désagréable.

On prépare de la même manière les huiles de croton tighum, d euphorbe , dtépurge dJ 'amandes douces et ambres , de Im * de noix „ d'olives , de pavots blancs ? de semences froides , etc.

Toutefois, nous ferons observer que pour celles de ces substances qui contiennent une grande quantité de mucilage , on conseille comme avantageux de les réduire en poudre seulement, sans les amener à l’état de pâte. En oubliant cette précaution, on obtiendrait, dit~on , un produit trop mueilagineux et qui s’altérerait aisément: mais nous ajouterons que , dans ce cas , on est loin d’extraire toute la quantité d’huile que les semences sur lesquelles on opère sont susceptibles de rendre. Nous ne devons pas non plus omettre de prévenir ici que les amandes doivent être employées sans avoir été soumises à la balnéation; car, en les privant de leur enveloppe extérieure par cette opération, la chaleur de l’eau bouillante suffit pour disposer le produit à la rancidité. Avec les amandes amères , la réaction de l’eau est plus remarquable encore, par le développement d’une certaine quantité d’acide hydrocyanique. D’ailleurs, l’enveloppe de l’amande m peut rien communiquer de nuisible h l'huile obtenue.

PHARMACOTECHNIE.

Nous nous dispensons à dessein de parler d'une manipulation particulière que l'on recommandait autrefois pour l’huile des semences de lin , l’exposition de la poudre de ces graines à la vapeur de l’eau bouillante. Ce procédé doit être abandonné avec raison, par les motifs que nous avons exposés en traitant de la préparation de la farine de lin, et, d’un autre côté, parce que l’expression à froid suffit pour obtenir l’buile qui, de cette manière, est plus douce, et jouit à un plus haut degré de toutes ses propriétés.

b. Sucs huileux solides, ordinairement appelés beurres .

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