HUILE VOLATILE DE CANNELLE
On prend la cannelle concassée, et on la met macérer pendant deux jours dans la cucurbite de l’alambic^, avec le triple de son poids d’eau commune. Après ce temps , on ajoute du chlorure de sodium dans hi proportion d’un cinquième de la cannelle employée; on dispose l’appareil , et on chauffe vivement. Quand on a obtenu ainsi la moitié de l’eau dans le récipient, on la reverse dans la cucurbite , et on réitère cette opération , jusqu’à ce que l’on s’aperçoive que la quantité d’huile volatile n’augmente plus.
Après vingt-quatre heures de repos, on sépare l’essence de l’eau, par la décantation, à l’aide des moyens que nous avons fait connaître plus haut.
C’est en distillant de la même manière , qu’on obtient les huiles volatiles de bois de Rhodes , de girofles ? de sassafras , etc.
PHÏTOBASIIî.— St)CS VÉGÉTAUX MYEOUQUES.
c. Sucs mycoliques obtenus par solution.
L’hmle essentielle ou plutôt le principe arornatm.m encore inconnu des liliacées, des jasminées, etc es! ellement fugace qu’on ne peut l’obtenir par les procédés dont nous venons de parler; il faut alors recourir à l’intermede d une hutle fixe qui le dissout et s’en sature
fr™ t’ °n tiUe,lle'eS Pé‘a!es de Ces «n temp^
très stÿ et quelques heures après le lever du soleil et on
les dispose par couches, dans un vase de terre ou de verre, ou encore dans une boite de fer-blanc, et on les alterne avec des lits d un tissu particulier de coton im bibé d'huile d’olives : on a soin d’exercer sur le tout une légère pression, de fermer exactement, et même deluter Au bout de vingt-quatre heures ou plus, on remplace les Pétales par de nouveaux. Après avoir réitéré cette opération un certain nombre de fois, et lorsque l’huile s’est
bien imprégnée de l’odeur, on l’exprime du tissu, et on filtre.
Si l’on veut préparer les alcoolés de ces diverses fleurs
on agite avec de l’alcool rectifié et de goût fin l’huile
grasse ainsi chargée de leurs principes aromatiques
L alcool s’en empare, et laisse l’huile grasse dépouillée dé 1 arôme.
Un procédé opératoire particulier, que l’on peut rapportera celui que nous venons de décrire, est le suivant propose pour retirer du gayac une essence à odeur de vanille. On fait macérer , pendant deux heures , de la racine de gayac râpée dans six fois son poids d’eau froide • on chauffe ensuite pendant un quart d’heure, à feu modère, et on passe au travers d’un tamis ou d’une, toile en conservant, autant que possible , la même température On introduit le liquide dans un matras de verre à col Ionc étroit, qu’on remplit jusqu’à moitié de cette dernière
2^2 PHARMACOTEGHWIfi.
partie, et Ton verse pardessus une couche d un demipouce environ d’huile fixe et inodore. Enfin , on abandonne le tout dans un lieu frais. Au bout de quelques jours, l’huile grasse s’est chargée du principe aromatique.
Nous avons plusieurs fois essayé d’obtenir ce produit ,
mais nous n’avons jamais réussi.
4°. Sucs résineux .
Les sucs résineux ne sont, le plus souvent, que dès oléorésines , c’est-à-dire des résines rendues fluides par des huiles volatiles; exemple -.toutes les térébenthines employées en médecine. D’autres fois ce sont des résines proprement dites. Les unes et les autres nous sont fournies généralement par le commerce, et le pharmacien n’en a qu’un très petit nombre à préparer. Nous allons faire connaître les procédés opératoires à l’aide desquels on peut obtenir celles dont l’extraction se fait dans les labo ratoires.
RÉSINE DE gCAMMONEÊ.
On prend une partie de scammonée d’Aiep , et on la fait digérer envase clos, à une douce chaleur, dans quatre parties d’alcool à trente-six degrés. Après vingt-quatre heures de contact, on passe avec expression, et on soumet le résidu à un second et même à un troisième traitement semblable aut premier. On réunit les digestés , on les filtre, et on distille de manière à retirer les trois-quarts de l’alcool. Ce qui reste dans le seau de l’alambic est mêlé avec un grand volume d’eau propre , qui précipite la résine. Lorsque le dépôt est bien formé, on le réunit, on le lave à grande eau , on l’exprime, on le dissout dans une nouvelle quantité d’alcooj, et on fait évaporer jus-
PHYTOB ASIE. sucs VÉGÉTAUX RÉSINEUX. 243
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On doit à M. Planche un procédé particulier pour extraction de la résiné de jalap. Ce procédé , qui fournit nn peu moins de résine que le précédent , la donZ p «s pure , et est peu dispendieux; en voici la description
ouï s mZdf radneS d° jaIap 611 petits îr^eL , et ou d x S t U“ r6 de fa'fenCe 0U de ^ès, avec huit
cérer pendant Y , 'U P"re froide' °“ laisse ma- “ Petndant douze heures , puis on décante la li-
* sorte sa °" rCPete ,a macération jusqu’à ce que Peau orte sans saveur et sans couleur marquées.
Le jalap ainsi épuisé est pilé dans un mortier de marbre avec un pilon de bois , de manière à réduire L masse en une espece de pulpe bien déliée. Pendant
cette ?• augmente par la trituration légère de
cette matière pultiforme avec dix à don™ r
DOids (Peau fM;i r. UiX 3 UOUZe fois SOH
au travers d’nn r ” PaSfSe ,e tout avec expression au travers duo linge neuf et peu serré. La liouenr
beùres^ mie Z laiteuse; elle dépose, après quelques heures une forte proportion d’amidon mêlé de fibres
végétales et d’un peu de résine seulement.
La résiné adhérente au pilon ainsi qu’aux parois
du morfier est enlevée avec une spatule d’ivoirè et
mise dans un vase de faïence. Alors , on reprend le
arc exprime, on le pile une seconde fois en aiou-
peüte'ra'ntftéd6311’' * ^ “ Séparc de nouveau une ret„ei,r * ^ *'éunit a -lie déjà
maS'ar116 86 présente sous forme d’une
nôtre est rT m°I,c et de -nleur grise bru-
Hgnedses Z Z PUfp; el,e C(*'*‘hmt des parties 6 ’ U“ peu d amidon et de matière extractive.
^44 PHARMACOTECHNIE.
On parvient à la purifier de la manière suivante : on l'agite au milieu d’une grande masse d’eau froide àl aide d’une spatule d’ivoire *• on en sépare ainsi 1 amidon , la partie extractive et la presque totalité de la matière (ligneuse; elle offre, après cette manipulation, Y aspect satiné de la térébentine cuite. On achève de la dépouiller de ses parties hétérogènes en la chauffant au bain-marie, avec trois fois son poids d’alcool très rectifié; on filtre le soluté à demi-refroidi, et l’on en précipite la résine par une addition d’eau , d’après méthode ordinaire. Le produit, desséché avec les précautions nécessaires , est la résine de jalap friable, transparente, de couleur jaune verdâtre tirant légèrement sur le brun , soluble à froid et sans résidu dans l’alcool absolu .
Si l’on voulait obtenir une résine presque blanche , il faudrait opérer seulement sur la substance charnue du jalap , c’est-à-dire , sur cette racine dépouillée de la* partie corticale; car c’est dans cette dernière que réside surtout le principe colorant.
Le procédé de M. Planche , qui n’exige qu, le quarantième de l’alcool nécessaire à l’extraction de la résine par le mode opératoire indiqué en premier lieu, peut être appliqué à toutes les matières résineuses.
, Y. Extraits végétaux .
On donne le nom éé extrait végétal au produit qu on retire, soit d’une plante entière, soit de quelqu’une de ses parties , à l’aide d’un véhicule approprié , et qu or ramène ensuite par l’évaporation du dissolvant jusqu’*
consistance molle ou sèche.
Ces produits, dont la composition est très variée, et raison du grand nombre de principes solubles qui exis lent dàtt£ les &uhstuwces végétales, et des réactions qui peu