OPIUM
La pureté de l’opium du commerce est toujours altérée par un certain nombre de matières étrangères, telles qu une certaine quantité deau, des débris végétaux des graviers et souvent quelques parcelles métalliques"
Coupez ou râpez l’opium ; faites-ïe ramollir dans le double de son poids d’eau froide , ensuite passez à travers un linge arec expression , et rapprochez au bain-marie jusqu’à consistance d’extrait.
SUC DE REGLISSE.
Placez i extrait de réglisse du commerce , cassé 'par morceaux, dans un rase d’étain, muni d’un diaphragme
5$ l'HAlUVE ACOMÀTHIK .
perforé et d'un robinet à sa partie inférieure ; recouvrez le suc d’eau froide , et laissez le tout en repos pendant 24 heures; retirez ensuite le soluté, et remplacez par une nouvelle quantité d’eau. Après un égal temps de contact, réunissez les deux solutés; et rapprochez à consistance d’extrait solide.
iULPE DE T AM AUI XS.
Cette pulpe contient souvent une certaine quantité de cuivre, ce dont on peut s’assurer en y plongeant une lame de fer bien décapée, que le premier métal ne tarde pas à rougir. Comme le cuivre s’y trouve à l’état de sel, parce qu’il est combiné avec les acides de la pulpe , le lavage par l’eau est un moyen de purification tout-à-fait infidèle, et comme les procédés chimiques seraient trop dispendieux, le mieux est de rejeter cette pulpe ainsi altérée.
camphre.
Le raffinage du camphre est dû à M. Ciémandot, dont nous allons rapporter textuellement le procédé.
cc On prend un vase à sublimer, semblable, quant a la forme , à une fiole à médecine , mais beaucoup plus évasé. On y introduit environ deux livres et demie de camphre brut , grossièrement pulvérisé , et que 1 on a mêlé à 6 gros de chaux vive en poudre. On place le vase dans un bain de sable, garni d’un cercle de tôle de trois pouces de hauteur que l’on peut ôter à volonté; on enfonce la bouteille dans le sable jusqu’à la naissance du goulot.
« On pose ensuite le bain sur un fourneau ordinaire , dont le feu doit être ménagé pour que la bouteille s’échauffe peu à peu. On l’augmente graduellement jusqu’au point nécessaire pour faire entrer le camphre en fusion ; fusion que l’on accélère en mettant quelques