PRÉPARATION B>ES SUBSTANCES SIMPLES
charbons allumés sur le sable qui recouvre le matras. Pendant cette première partie de l’opération , le feu assez fort que l’on est obligé de faire, réduit en vapeur une assez grande quantité de camphre, qui se répandrait en pure perte dans l’air , si l’on n’obviait à cet inconvénient en adaptant vers le milieu du col du matras , au moyen d’un liège, un plateau de fer-b^nc troué dans son milieu , et des tiné à soutenir un cône creux, aussi en fer-blanc , où le camphre qui s’échappe de l’appareil vient se condenser.
« Lorsque le camphre est bien fondu , ce que l’on reconnaît en ôtant le cône de fer-blanc qui recouvre le matras , et en examinant ce qui se passe dans l’intérieur de celui-ci, on cesse d’augmenter le feu, et on l’entretient au même degré pendant un quart d’heure ou une demiheure, ou jusqu’à ce que l’humidité que renferme toujours le camphre brut soit dissipée. Alors on diminue le feu, et l’on n’en laisse que la quantité nécessaire pour que le camphre ne cesse pas de bouillonner, de manière à ce qu’en approchant l’oreille, on entende distinctement de légers soubresauts.
« C’est à ce point que s’opère la dernière partie du procédé, c’est-à-dire la sublimation. Pour la faciliter, on dégage le goulot du matras du sable qui l’entoure ; l’air trappe cette portion de l’appareil , la refroidit, et détermine ainsi la condensation du camphre.
« Pendant tout le restant de l’opération, il faut retirer du sable successivement et par intervalles , en sorte qu’il n’en reste presque plus au-dessous du matras, vers la fin . Il faut même , à ce moment, soulever la bouteille pour la dégager tout-à-fait. Mais Ja soustraction du sable doit se faire lentement, et même il serait nécessaire, si l’air était trop froid , de garantir de son action les parties de l’appareil d’où on a retiré le sable, en les couvrant d un morceau de drap ou de tout autre corps analogue. Cette précaution est tellement importante que, si on la néglige, on voit bientôt le camphre qui occupe Î3|
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partie du ni ai ras soumise au contact de 1 air froid, prendre un aspect blanchâtre et opaque , tout différent de celui qu’il doit avoir pour être livré au commerce. »
En employant les quantités indiquées plus haut, le raffinage dure 7 à8 heures au moins. 11 demande, pour réussir, des précautions très minutieuses, que l’on trouve décrites avec détail dans le Journal de pharmacie , t. 5 ,