‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 191 sur 525 · CARBONATE DE PLOMB · texte numérisé non relu

CARBONATE DE PLOMB

(Ce ruse, Blanc de ceruse, Blanc de plomb.)

On trouve , dans la nature , du carbonate de plomb mais toujours sous forme cristalline , et jamais à l’état de pureté. Celui que l’on vend, dans le commerce est constamment le produit de l’art et sous forme de pains cylindriques ou coniques très blancs, ou en plaques compactes , d’une couleur blanche grisâtre , d’une à quatre lignes d’épaisseur : il est inodore , d’une saveur légèrement âpre métallique; insoluble dans l’eau, suivant

les auteurs , à moins qu’elle ne contienne de l’acide carbonique.

Préparation On obtient ce sei par divers procédés, r En faisant passer, ainsi que le fait M. Roard dans sa fabrique de Clichy , un courant de gaz acide carbonique dans un soluté aqueux de sousacétate de plomb. On lave le précipité , puis on le fait sécher.

2 En mettant au tond de pots de grès une petite quantité de vinaigre, et disposant, à un pouce au-dessus de sa surface, des spirales formées de lames de plomb coulées (avec du plomb laminé, on n’obtiend rait que très dijf-

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ficilementle résultat attendu); on obture le pot avec un disquede plomb coulé. On étend dans une cuve une couche de fumier frais de cheval , d’un pied d’épaisseur ; on recouvre cette couche de pots placés les uns contre les autres , puis on applique des planches sur le tout. On superpose ainsi des couches successives, jusqu à ce que la cuve en soit remplie , en ayant soin que le tout soit recouvert d’une couche épaisse de fumier.

Il faut observer que les pots ne doivent pas être bouchés hermétiquement ; il est nécessaire que l’air atmosphérique puisse y pénétrer en même temps que 1 acide carbonique produit par la fermentation du fumiei . Le vinaigre a pour but de favoriser 1 oxidation du plomb.

Ordinairement, dans l’espace de six semaines a deux mois , l’opération est terminée : c'est ce que l’on reconnaît quand il n’y a plus aucun signe de fermentation dans le fumier. Alors , on déblaie la cuve avec précaution , on enlève les pots les uns après les autres , et on trouve les spirales et les couvercles de plomb quelquefois convertis totalement en carbonate mais, le plus souvent, ils ne sont recouverts de ce sel qu’aux deux tiers de leur épaisseur ; le centre est du métal non attaqué , et que Ton en détache, soit en les passant entre deux cylindres , soit en les frappant sur une table. On broie ensuite le carbonate de plomb de la même manière que nous l’avons dit pour le protoxide de ce métal ; on le lave , on le

met en pains , et on le fait sécher.

On prépare , d’après le même principe , mais sans avoir recours au fumier , un carbonate de plomb d une blancheur éblouissante et nacrée , qui se vend pour la peinture , sous le nom de blanc de Kremmtz ou blanc d’argent ; mais il est étranger à notre but , et nous nous bornerons seulement à le signaler ici.

Le carbonate de plomb du commerce n’est point pur : celui préparé par le procédé de M. Roard est le moins impur de tous ; il ne retient que très peu d'acétate de

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plomb, et l’on conçoit, l’opération se faisant très en grand, que l’on ne s’astreint pas à l’en priver complètement par le lavage, avec d au tant plus de raison que ce sel n’est point nuisible dans les usages des arts auxquels la céruse est destinée. Celui préparé par la seconde méthode, que l’on appelé hollandaise, est plus impur; il contient les oxides des métaux qui altèrent toujours plus ou moins le plomb. Il est donc nécessaire, pour la pharmacie, de purifier ce produit. C’est à quoi l’on parvient en broyant la céruse sous l’eau , la lavant un grand nombre de fois par décantation , puis latrochisquant et la fesant sécher.

Des préparations cle cuivre.

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