HUILE DE SUCCIN
Ce produit est fluide, transparent, incolore ou d’une couleur ambrée, d’une odeur particulière et caractéristique, d’une saveur sui generis et désagréable, soluble dans l’alcool anhydre.
F réparation, — On introduit du succin concassé dans une cornue de verre, de porcelaine ou de fonte, de manière que ce vase en soit rempli au quart ou au tiers au plus de sa capacité ; on adapte au col de la cornue une alonge, un ballon et un tube de Welter plongeant dans l’eau, puis on chauffe d’abord modérément, et on augmente le feu par degrés jusqu’à ce qu’il ne passe plus rien. Pendant la durée de l’opération, on a soin de rafraîchir le récipient, en le recouvrant avec des linges trempés dans l’eau froide. L’appareil refroidi, on retire du ballon les produits qui s’y sont condensés. Les plus importans sont l’acide succinique dont nous avons déjà parlé, l’huile pyrogénée dont nous avons à nous occuper; quant aux autres, parmi lesquels il s’en trouve un, l’e^prit de succin ; que l’on employait autrefois il est inutile de nous y arrêter.
L’huile, séparée par le moyen de l’entonnoir, est en partie liquide et en partie onguentacée; sa couleur est d’un brun foncé. Pour l’obtenir avec les caractères que nous lui avons assignés plus haut, il est indispensable de la rectifier. A cet effet, on la distille dans une cornue de verre et à feu doux, avec ou sans addition d’eau, ou mieux encore en la mélangeant avec du charbon de bois, ainsi que le prescrit la Pharmacopée de Suède, et on en retire environ le quart de son poids qu’on met à part. En continuant la distillation, on obtient encore de l’huile de bonne qualité, mais colorée, et inférieure par conséquent à la première.
CHIMICOnASIli.— MÉÜICAMENS CHIMIQUES, /| A) 1